M: vers 1529 Aubenton (Aisne)

48. Savart HORDOUILLE
(...)

maître charpentier à Aubenton
  • vers 1503 n Aubenton (Aisne)
  • apr 1573 d Aubenton.
Enfants:

inconnus, dont
père présumé de Andrien Hordouille.
Nous savons que la femme de Andrien HORDOUILLE, Marguerite LENOIR, est originaire de Leuze en thiérache, où sa famlle détient en partie un mine de fer à Martigny, hameau voisin de Leuze. Ce bourg est limitrophe de ville d'Aubenton. Parmi les actes du duché de Guise qui règne sur le secteur au 16e siècle, et des quelques papiers terriers du coin, on ne trouve aucun Lenoir. Il faut préciser que les fonds sont rare pour la période, car la région été témoin de nombreux conflits armés entre les guerres de religions et les incursions de Charles Quint. Néanmoins, on trouve deux Hordouille, ou Hourdouille cités. Le premier, cité à deux reprises, dans un Censier puis dans un livre de recettes (lire revenus) du duché. Jean Hourdouille semble laboureur ou fermier. Nommé en commun en 1537 avec Pierre Perceval, ils détiennent 72 arpents séans au terrois de Longny lieu-dit Ribauville par lettre de bail. Longny-lèz-Aubenton est sur la limite sud de Aubenton, alors que Leuze est à l'ouest de la ville. Il est nommé seul en 1539 dans les recettes du baillage d'Aubenton, demeurant à Longny.

Le deuxième individu est particulièrement intéressant, car il est maître charpentier à Aubenton, ce qui fait de lui un aïeul très probable de Andrien Hordouille, aussi maître charpentier, qui quitte la région en 1597 pour démarrer une nouvelle vie avec sa femme et enfants plus près de la capitale, à Montreuil.

Savart HORDOUILLE, prénom rare mais bien réel, fait son apparition lors d'un conflit entre le duc de Guise et le seigneur local à Aubenton, au sujet des droits de rouage (taxe sur le vin) et autres droits sur les marchandises vendues dans la ville. La justice fait appels aux anciens de la ville pour témoigner des us et coutumes pour déterminer à qui revient ces droits acquis. C'est ainsi que Savart Hordouille est appelé à la barre. Son témoignage reste nébuleux, vu la difficulté de la transcription, mais le début qui nous intéresse particulièrement est très clair. Le 13 mai 1573, comparaît
Savart Hordouille maître charpentier demeurant à Aubenton a âge de soixante et dix ans ou environ après serment par lui fait interrogé s'il est ou a point n'être affiné du seigneur duc de Guise a dit que non et aussi qu'il n'est parent ni allié de Jean Nouillet et au surplus interrogé sur les mêmes articles que les témoins précédant à nous envoyé par ladite court a dit qu'il est natif de ladite ville d'Aubenton (...) Et de la quelle ville il n'a bougé sinon quand la fortune de la guerre l'a contraint en sortir hors et pour le temps qu'elle n'a duré
Papiers Duché de Guise, Justice Aubenton, Information [BCC/1d46].
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La référence à la guerre que fait Savart Hordouille se rapporte sûrement au sac d'Aubenton de 1521, par les troupes de l'empereur Charles Quint alors que l'Empire est en guerre contre la France. Lire cet article sur Terascia (Thiérache) à ce sujet.
Le patronyme et le métier de ces personnage nous laisse penser qu'ils doivent être parent: Savart est probablement le grand-père de Andrien. Mais il impossible démontrer hors de tous doutes. Savart pourrait être un grand-oncle. Il y a certainement une génération qui les sépare.

Il existe une souche de Hourdouille ou Hordouille dans la région de Haverskerque (59293) dans le Nord.
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Notre-Dame d'Aubenton, Aisne, France, 3e quart 12e siècle; 13e siècle; 16e siècle; etc.,
13 septembre 2006.
©Denis Savard

Sources:
Papiers Duché de Guise, Justice Aubenton, Information [BCC/1d46].

Recherches: Denis J. Savard, octobre 2012
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