M: vers 1624 Montreuil

6. Nicolas PRÉVOST
(
Pierre & Charlotte VIÉ)
marchand à Montreuil
  • 14.1.1601 b Montreuil.
  • vers 1652 d Montreuil (entre le 14.1.1652 et le 10.8.1653).
7. Claude MASSON
(Robert & Claudia GUÉRIN)
  • 8.3.1605 b Montreuil.
Enfants:

  1. MARIE PRÉVOST b 10.9.1625 Montreuil.
  2. ROBERT PRÉVOST b 18.1.1627 Montreuil.
  3. MARGUERITE PRÉVOST b 26.10.1628 Montreuil.
  4. JEANNE PRÉVOST b 24.9.1632 Montreuil (pr Jean Prévost, mr Jeanne Hure); m GASTON GUAY; émigrent au Canada vers 1671.
  5. THOMAS PRÉVOST b 13.3.1635 Montreuil (pr Thomas Prévost, mr Marthe Boudin); m 6.2.1657 Marie LOIREAU, vigneron à Montreuil (1664)
  6. JEAN PRÉVOST b 6.1.1641 Montreuil (pr Jean Malot notaire, mr Espérance Mension m Jean Vitry boulanger); décédé jeune.
  7. JEAN PRÉVOST  b 13.1.1643 Montreuil (pr Girard Regnard, mr Elizabeth Hervy). En décembre 1664, il est mesureur de grains demeurant rue St-André-des-Arts à Paris.
Nicolas Prévost, fils de Pierre Prévost & Charlotte Vie , est baptisé le 14 janvier 1601 à Montreuil.
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Claude Masson, fille de Robert Masson & Claude Guérin. Claude est née le 8 mars 1605 à Montreuil.
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Leur mariage n'a pas été rertouvé car ils sont lacunaires pour cette période, mais il se situe probablement vers 1624.
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Lorsque le relevé des contrats notariés ont été effectués il y a quelques années par M. Testart, on ne savait pas que Nicolas intéresserait des descendants canadiens, sont très peu de documents le concernant ont été notés alors. En fouillant les actes connus de plus près, on trouve Nicolas Prévost témoin quand son père Pierre Prévost achète un quartier de terre le 6 janvier 1627, lors d'une Vente de terre [AD93 Et/CXXXI.40]. Il y appose sa signature qui semble imiter celle de son père. Similarité notable: Les deux lettres initiales sont imbriquées ensemble.
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Le 14 octobre 1639, Nicolas assiste son beau-père Robert Masson, et Thomas Vitry, qui passent un Marché de plâtrière avec avec Clair Verneau, Toussaint Vitry, Etienne Bitorne et Noël Guérin, carriers et plâtriers de Montreuil, pour la (sous réserves) «découverture d'un pilier (pallier?) de pierre de plâtre» à la plâtrière de la Rue aux Oues [AD93/2E6.35/72]. Ce texte est difficile à interpréter en raison des termes inhabituels utilisés pour décrires les ouvrages entrepris par les plâtriers. Bien que le tabellion ne précise pas l'identité de ce Nicolas Prévost, sa signature ne laisse aucun doute sur son identité.
Le 10 septembre 1646, on retrouve l'Inventaire après décès de Pierre Prévost [AD93 Et/CXXXI.64] où Nicolas Prévost fait parti des co-héritiers: «L'an 1646 le lundi dixième jour de septembre à la requête de Marie Houdart veuve de + Pierre Prévost; vivant demeurant à Montreuil sur le Bois de vincennes en son nom d'une part; Nicolas Prévost , marchand, demeurant aussi au dit Montreuil aussi en son nom; Jean Prévost , vigneron demeurant à Bagnolet; Thomas Prévost , marchand fripier, bourgeois de Paris, demeurant paroisse St Eustache; Pierre Durant, vigneron à Montreuil, en son nom à cause de Nicole Prévost sa femme. Les dits enfants Nicolas, Jean, Thomas et Nicole et Martin Prévost , frère et soeur, enfants et héritiers pour chacun de la 1/5 ème partie de du dit défunt Pierre Prévost leur père (....).»
Puis le lendemain, soit le 11 septembre 1646, on procède au Partage entre les héritiers et la veuve de feu Pierre Prévost [Étude CXXXI.84]: «Marie Houdart vve de + Pierre Prévost, vivant laboureur à Montreuil; Nicolas, Jean, Thomas Prévost, Pierre Durant à cause de Nicole Prévost sa femme, se portant forts tous les quatre de Martin Prévost, [absent, au Canada] leur frère qui promettent de faire ratifier... [description des terres et répartition] Signatures de Pierre Prévost [lequel ?], Pierre Durant, Thomas Prévost, Jean Prévost et Nicolas Prévost qui signent tous.»
On trouve Nicolas lors de l'Inventaire de sa soeur Nicole le 24 octobre 1651, où il est nommé subrogé tuteur des enfants du couple Durant-Prévost .
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Nicolas est toujours vivant le 14 janvier 1652, alors qu'il passe un Bail à loyer de maison [Étude CXXXI], au nom et en tant que subrogé tuteur des enfants de sa feue soeur Nicole Prévost au veuf de cette dernière, Pierre Durant, père et tuteur desdits enfants. Nicolas Prévost décède dans les prochains mois, comme nous l'apprend l'acte qui suit. Sont donnés la liste des enfants de Durant dont Jeanne 9-10 ans, Denise 6-7 ans, Etienne 5-6 ans, Marguerite 2 ans et demi. Ce qui recoupe avec les actes de naissances. On y trouve aussi un superbe exemplaire de la signature de Nicolas Prévost (ci-contre), comme pour Pierre Durant .
Le 10 août 1653, Claude Masson veuve de Nicolas Prévost passe un Délaissement [Étude CXXXI] à Gaston Guet et Jeanne Prévost sa femme, Thomas et Jean Prévost enfants. On lit sur cet acte: "Furent présents en leur personne Claude Masson veuve de feu Nicolas Prévost fils Pierre, vivant vigneron demeurant à Montreuil sur le Bois de Vincennes. Elle délaisse au jour de maintenant à Gaston Guet son gendre aussi vigneron demeurant au dit lieu et Jeanne Prévost sa femme, à Marguerite Prévost sa fille et soeur émancipée d'âge, à Jean Prévost, laboureur vigneron à Bagnolet (frère de Nicolas), subrogé tuteur de Thomas mineur; Jean aussi mineur."
Le 16 novembre 1653, Claude Masson et son frère Jean Masson, enfants de feu Robert Masson, passent un Fondation de messes basses perpétuelles, soit quatre au total à être célébrées les 8 février, 12 mai, 12 août et 12 novembre. Pour le paiement des messes, Claude et Jean délaissent la rente de 111 sols 1 dernier tournois constitué en 1640 par Denis Chevreau file de Claude, à la Fabrique. Le tout selon le testament de leur père testament de leur père rédigé en 1641. Pourquoi attent-on si longtemps pour créer cette fondation? Est-ce que Robert Masson survit jusqu'en 1653? Robert Masson est peut-être vivant tout ce temps, mais ayant perdu ses moyens? Il faudra reprendre sérieusement le dépouillement de minutes notariales d'après 1637 qui n'a pas encore été numérisé ni relevé intégralement. Malgré ce délaissement, ils semble que les héritiers vont continuer à percevoir la rente et omettre de la verser à la Fabrique, jusqu'à vendre cette rente menant à une intention de procès, comme le démontre la suite.
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Claude Masson, veuve passe de nouveau un Délaissement pour son fils Thomas Prévost, trois ans après son mariage à Marie Loireau, le 15 décembre 1660 [AD93/2E6(Et. C. Poirée/CXXXI)/__] alors a atteint ses 25 ans. C'est qui qui hérite du corps d'hôtel de la rue aux Oues, dont un grand bouge bas, avec deux chambres et grenier, adjoint d'une autre chambre et grenier avec cour devant et jardin derrière, ainsi qu'un cellier à mettre une cuve de vin, avec une chambre au dessus accessible par un escalier extérieur. Plusieurs rentes onéreuses rattaché à la maison et lieux. Nicolas Prévost a laissé plusieurs rentes, soir un total de 922£. Thomas Prévost et sa femme seront donc responsable de régler presque 57£ par dus par an, tant que ces rentes ne seront pas rachetées. La cinquième page du texte nous informe que les lieux ont été saisis par un Garnionneau(?) seigneur de Hasse à qui la veuve doit 1086 livres tournois hypothéqués sur la maison. La vente de l'ensemble des lieux s'élève à 2427 livres tournois, une somme très considérable. Mais le leg une fois les dettes déduites n'est donc que de 419 livres tournois. Avec l'engagement de payer la dette à Garionneau dans les huit jours, ce dernier fera main levé sur la succession. Gaston Guay qui est témoin met son paraphe (ci-contre) à un ajout au bas de la cinquième page. En sixième page, une rente est créée pour les 1400£ restants à payer par Thomas à sa mère, soit de 78£ 15s 6d annuelle. La veuve qui finira ses jours dans la petite maison rattachée à la propriété s'entend aussi avec son fils de faire boucher à ses frais un porte donnant sur la cour, et de faire percer une fenêtre aux bouge-bas et à la chambre aussi donnant sur la cour, pour ainsi profiter du soleil du midi.
Le 15 avril 1664 Claude Masson et consorts vendent des «héritages» (rentes où propriétés rattachées ou les deux) à François Vitry, Robert Vitry et Pierre Chauvin [cité ANF S/3573 au traité de 1664]. Mais il y a une problème. Ces rentes ont déjà été délaissées à la Fabrique lors de legs successifs. Les pauvres acheteurs ont été sujets de saisies quand la Saint Martin d'hiver passe sans qu'ils ne versent les rentes perçues directement à la Fabrique. Le tout sera réglé lors du Traité qui suit, où cette vente est citée.
Claude Masson, représentée par ses fils Jean et Thomas, sont sujet d'un Traité et Obligation le 10 décembre 1664 envers la Fabrique de l'église Saint Pierre Saint Paul de Montreuil [ANF S/3573]. Suite à une intention de procès et de la saisie des propriétés de François Vitry, Robert Vitry et Pierre Chauvin, Claudia et ses enfants doivent régler le non paiement de rentes cause de tous ces troubles. Il semble que depuis le décès de Nicolas Prévost, la famille a vendu ces rentes, oubliant qu'elles devaient être versées à l'Oeuvre et Fabrique de l'église de Montreuil. Donc les nouveaux propriétaires ont fait face au huissier venu saisir leurs biens récemment acquis. Les trois rentes en question impliquées sont:
- 6 £ 5 sols tournois annuel par Jean Vallet et Jeanne Brigordé (1616 Robert Masson) cédée à la Fabrique en 1617;
- 111 sols 1 denier tournois par Denis Chevreau vigneron de Montreuil (1640) cédée en 1641;
- 6 £ 13 sols 4 deniers tournois par Gaston Guay (1655) cédée ?
Pour régler le problème, Jean Prévost et Thomas Prévost, au nom de Claudia ratifie le tout le
8 décembre 1665, s'obligent pour payer les arrérages et les rentes en question mais les détails ne sont pas indiqués. Il existe sûrement à l'étude 131 un accord entre les marguilliers (qui parlent pour la Fabrique) et Jean et Thomas Prévost pour régler ces questions complexes de successions.
Recherches (reconstitution des familles de Montreuil 16e s.):
Denis J. Savard, octobre 2006-2008, 2015
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