M: vers 1596 Montreuil

10. Pierre ADAM dit le jeune
(
Pierre & Anne PÉPIN)
tonnelier et laboureur
  • v 1574 n Montreuil.
11. Suzanne CHAUVIN
(Edmond & Suzanne GIRARD)
  • 11.10.1571 b La Pissotte.
  • apr 1614 Montreuil.
Enfants:

  1. MARIE ADAM n 27 mars 1598 (mr Marie Chauvin et Perrette Simon, pr Michel Prévost); m 23.8.1620 Montreuil Pierre LAUREAU/LORIOT.
  2. NICOLE ADAM n 13 août 1599 Montreuil (pr Nicolas Le Roy, mr Nicole ____ et Michelle Durant); m 1621 MATHIEU GUAY
  3. BARBE ADAM n 8 janvier 1601 Montreuil; (pr Germain Minguet, mr Barbe Girard et Barbe Lepere); probablement décédée jeune.
  4. PIERRE ADAM n 22 février 1603 Montreuil (pr Pierre Penon et Pierre Solavin, mr Denise Dory); probablement décédé jeune.
  5. CLAUDE ADAM n 10 septembre 1604 Montreuil (pr Claude Girard et Jean Girard, mr Barbe Adam); m avant 1630 Nicole Billet.
  6. PIERRE ADAM n 28 août 1606 Montreuil (pr Antoine Depied mr Catherine Baudeau et Jeanne Chauvin); probablement décédé jeune.
  7. MARGUERITE ADAM n 14 décembre 1607 Montreuil (pr Louis Houdart et Denis Syon, mr Jeanne Porte [Porée ou de La Porte?]); m avant 1629 Antoine Bidault.
  8. PIERRE ADAM n 30 août 1610 Montreuil (pr Philippe Mainguet et et Robert Hervy, mr Perrette Adam); m 10.8.1642 Jeanne Lahaye.
  9. JEANNE ADAM n 7 mars 1612 Montreuil (pr Hubert Pépin fils de Jean, mr Jeanne Girard et Jenne Pesnon fille de Pierre); m avant 1633 Jean Thioust.
  10. GENEVIÈVE ADAM n 28 novembre 1614 Montreuil (pr Elie [?] Le Roy, mr Geneviève Préaux et Perrette Prévost); peut-être m 2.5.1638 Augustin Vitry?
Pierre Adam le jeune est né vers 1572 à Montreuil. Il est le fils de Pierre Adam le jeune et Anne Pépin. Sa naissance n'a pas été retrouvé car les registres de la paroisse Saint Pierre Saint Paul de Montreuil sont lacunaires pour cette année précise. Sa filiation a posé un problème difficile par les nombreux Pierre Adam. Cette branche a tendance à nommer plusieurs fils du même nom:
Preuves de l'identité de Pierre Adam dit le jeune fils de Pierre
Divers actes nous identifie l'époux de Suzanne Chauvin comme Pierre Adam dit le jeune fils de Pierre.
On a longtemps cru qu'il était le fils de Pierre Adam dit l'aîné et de Martine Pépin car un Pierre Adam le jeune lui est souvent associé. Mais Pierre Adam m Suzanne Chauvin est plutôt fils le de
Pierre Adam & Anne Pépin.
En fait, il existe vers 1608
deux Pierre Adam dit le jeune fils de Pierre.
  • Dans un demande d'élargissement (libération) de prison pour Germain Adam fils de Pierre l'aîné & Martine Pépin le 13 août 1608 [AD93 Et/CXXXI/7], Pierre Adam l'aîné son père, Philippe Adam présumé oncle et Pierre Adam le jeune présumé frère (on n'indique pas la filiation de Pierre le jeune et de Philippe, mais ils sont connus) portent caution pour Germain. On précise dans cet acte que Pierre Adam le jeune ne sait pas signer.
  • Moins trois mois plus tôt, soit le 19 mai 1608, Pierre Adam le jeune et Suzanne Chauvin sa femme passent un Accord [AD93 Et/CXXXI/7] avec Ragon Pierrestz. Dans cet acte, comme dans d'autres exemple, Pierre Adam le jeune apposer sa signature.
Donc, Pierre Adam le jeune fils de Pierre époux de Susanne Chauvin n'est pas le fils de Pierre Adam & Martine Pépin.
Le père de Pierre Adam m Susanne Chauvin aurait d'abord porté le sobriquet «l'aîné», mais comme il décède assez tôt, c'est son frère homonyme qui reprend le sobriquet pour se distinguer de son neveu et de son propre fils.
Bien que la
naissance de Pierre Adam le jeune époux de Susanne Chauvin n'a pas été retrouvé, elle semble se situer dans la période lacunaire des régistre paroissiaux, soit vers 1572. Ce fait concorde donc avec le décès de Pierre Adam en 1636 alors dit âgé de 62 ans.
L'analyse des parrains et marraines choisis par Pierre Adam le jeune et Susanne Chauvin, qui avait d'abord semé le doute quant à la filiation de Pierre Adam le jeune, rapproche davantage ce derniers aux enfants de Pierre Adam & Anne Pépin, plutôt qu'à Pierre Adam & Martine Pépin.
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Signature de Pierre Adam le jeune fils Pierre époux de Susanne Chauvin (2 mai 1606)
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Signature de l'oncle Pierre Adam dit l'aîné époux de Martine Pépin (7 juin 1608)
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Par contre, la naissance de Susanne Chauvin a été trouvé du côté Vincennes. Le 29 octobre 1571 est baptisée Susanne fille de Edmond Chauvin & Susanne Girard, dans la petite église de Notre-Dame de La Pissotte [AD94 BMS Vincennes]. Cet acte nous fait découvrir le nom de la première épouse de Edmond Chauvin. Susanne Girard n'a pas laissé beaucoup de traces car elle décède avant 1576. Le patronyme de Guillaume le parrain est difficile à lire, mais les marraines sont Susanne Prévost et Jacquette Pesnon. C'est une chance d'avoir trouvé cette naissance, car seul un livret des registres de Notre Dame de la Pissotte du 16e siècle a été conservé. Les baptêmes s'arrêtent donc en 1571 pour ne reprendre que vers 1603. Ce registre est en théorie consultable depuis peu sur le site des Archives du Val de Marne, mais le lien avec ce livret particulier est toujours brisé au moment d'écrire ces lignes (toujours pas réglé mars 2007).
C'est vers 1596 que Pierre Adam le jeune épouse Susanne Chauvin, selon les naissannces du couple qui débutent en 1598.
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Pierre accompagne son frère Philippe comme témoin le 27 février 1603 quand Philippe passe une Vente de terre [AD93 Et/CXXXI/1]. À 24 ans, Philippe ne semble pas avoir de grandes ambitions vis-à-vis a terre. C'est sûrement Pierre qui a déniché l'acheteur, Robert Chevreau marchand tavernier à Montreuil, un oncle de Susanne Chauvin. Les neuf perches de terres au lieu dit Les Carreaux sont vendues en friches pour 6£ 10 sols tournois. Pierre Adam le jeune laboureur à Montreuil signe l'acte.
Pierre Adam le jeune se présente devant la justice de Montreuil le 5 avril 1604, car il a déposé une plainte contre un nommé Pierre Préaux. Sa présence est attesté dans les registres d'Audiences [ANF Z/2/2482]. Mais comme le défendeur est absent, la cause est remise à plus tard. On ignore pour l'instant la nature du désaccord. Il est possible que cette poursuite n'a pas de suite, si les parties ont réglé à l'amiable entre-temps. On l'a vu dans plusieurs exemples déjà, les procès sont très onéreux, car il faut payer jusqu'aux témoins.
Le 23 août 1604, Pierre Adam le jeune est cité avec plusieurs villageois dans une cause en justice qui traite d'une école pour les enfants. Ce fait est tiré des Audiences de la justice de Montreuil, qui malheureusement est trop souvent dénudé de détails [ANF Z2/2482]. À cette occasion, le procureur fiscal est demandeur contre le groupe. Sont nommés avec Pierre Adam: Pierre Guérin l'aîné, Robert Deste, Antoine Savard, Thomas Préaux, Guillaume Syon, Pierre Adam le jeune, Pierre Lureau, Jean Hure le jeune, Nicolas Girodier, Guillaume Chevreau le jeune, Vincent Vitry et Pierre Villot comme défendeurs.
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Le couple Pierre Adam le jeune et Susanne Chauvin passe une Vente de terre [AD93 Et/CXXXI/3] le 5 mai 1606 à un Claude Girard. Par cet acte, on apprend que les parents de Susanne Chauvin lui avait laissé 30 perches de terres à Saint-Mandé. Cette pièce ne doit pas être très commode à cultiver car elle se situe dans ce hameau près de murs de Paris. C'est un joli coin et populaire à l'époque pour les randonnées du dimanche et y assister à sa foire, mais un peu loin pour entretenir des terres. Le couple décide donc de vendre la pièce à un laboureur de la bass-court du château, Claude Girard, sûrement un cousin de Susanne. Pour éviter les retraits lignager, on vend d'abord à sa parenté. Selon les Us et Coutumes de la vicomté et prévôté de Paris, un proche parent peut s'opposer à la vente d'un bien immeuble à une tierce partie.
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Pierre Adam le jeune, laboureur de Montreuil, et Susanne Chauvin sa femme passent une autre Vente de vignes le 21 mai 1607 [AD93/2 E 6/2], à Claude Renard, fils de Pierre Renard (on écrit plus souvent Regnard), devant le tabellion juré Jérôme (Hierosme) Mallot. Il s'agit de 10 perches de vignes, provenant de l'héritage de Susanne, au lieu-dit Les Ruillottes en la seigneurie de Montreuil. Chose peu commune, on précise le taux de la valeur marchande d'une perche de vignes : «Comme moyennant la somme de soixante et quinze livres tournois qui est raison de sept livres dix sols tounois pour chacune perches desdites vignes». Une perche, il faut le rappelé, fait 18 pieds et demi selon la coutume locale, comme précisé dans un document. Le laboureur  moyen gagne environ 75 à 100 livres par année. Pourquoi vendent-ils ainsi de leur patrimoine terrier? La famille semble s'être endettée.
Le 17 juillet 1607, Claude Cambray fait rédiger une Lettre de reconnaissance envers Pierre Adam le jeune. C'est que la veille, alors que Cambray et Pierre Adam jouent aux quilles chez Roch Coquonnier, marchand, Cambray aurait insulté Adam. Pour éviter un procès pour atteinte à l'honneur, Claude Cambray, laboureur au Luat paroisse Montreuil passe ces lettres afin de s'excuser pour les paroles prononcés. Il reconnaît qu'il se pavannait et ne connaît Pierre Adam le jeune que pour être un homme bien et honnête. Il semblerait que Pierre aurait refusé de payer l'addition de 40 sols, ce qui aurait emporté de Cambray. Pierre Adam ne signe pas car il est destinataire des lettres.
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Le mois suivant, soit le 20 août 1607, Pierre Adam le jeune et Jacques Pépin (fils de Renaud Pépin) dressent un Rapport de visite [AD93/2 E 6/CXXXI.6], à la requête de Robert Citolle. Citole, fermier de Saint-Victor, est en désaccord avec les frère Pierre et Denis Vitry à propos de 4 arpent de terres au Marais St-Victor. Pierre Adam et Jacques Pépin sont choisis pour faire la visite des champs et de ce qui y a été récolté en délit à un arrêt du Parlement. Dans ces cas, la justice choisit ainsi des "gens à ce de connaissant", soit les gens du métier en question qui ont une bonne réputation de par leur profession et par leur honnêtetée.
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C'est donc un témoignage de respect de la communauté et des autorités envers ces personnages. Les visiteurs sont aussi payé pour leur visite, par la partie perdante de la cause. Il est difficile de déterminer la nature exacte du conflit ici, car le rapport est écrit en vitesse par le notaire. On trouve deux signatures de Pierre Adam, dont une en marge en fin du document.
Selon une Sentence [Cité 19.5.1608, AD93 Et/CXXXI.7] du 29 janvier 1608, Pierre Adam le jeune a intenté un procès dans les semaines qui précède cette décision, contre Ragon Fiènet un maître charpentier de la Basse-cour du Bois de Vincennes. La nature du différent, comme le reste de la cause nous est pour l'instant inconnue. Mais les Audiences de la justice de Montreuil qui attendent d'être dépouillées sur cette période, éclaireront peut-être notre chandelle. Ces audiences, rédigée à toute vitesse lors des procédures donc d'une main d'écriture tout à fait horrible, devraient être dépouillées au courant de l'année (2007). On présume que Pierre Adam a perdu ce procès, selon le transport à Ragon Fiènet qui suit.
Sans doute pour simplifier la transaction annoncée, Jean Chauvin, demeurant à Conflans (94), cède sa part du bail du pressoir de la Basse-cour à sa soeur Susanne et son beau-frère Pierre Adam lors d'un Transport du 10 mai 1608 [Cité 19.5.1608, AD93/Et/CXXXI.7]. L'original de cet acte semble avoir été rédigé devant le greffier de Montreuil, car il ne figure pas au relevé de M. Testart qui date de 1991. Jean Chauvin cède donc sa part du bail, qui avait été hérité de leur père Edmon Chauvin.
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Le 19 mai 1608, après un différent contre un certain Ragon Fiènet, Pierre Adam et Susanne Chauvin passe un  Transport de bail envers ledit Fiènet [AD93 Et/CXXXI.7]. Cette affaire est très complèxe. Bien que la raison première de ce transport de bail reste nébuleuse, elle semble résulter d'un procès intenté par Pierre Adam. Le transport nou renseigne tout de même sur l'histoire de ce pressoir de la Basse-cour. Cet acte est fort important, car il nous indique d'une part que Susanne est la fille de Edmond Chauvin, et d'autre part que elle et son frère Jean Chauvin demeurant à Conflans, sont les seuls héritiers de Edmond. Edmond aurait obtenu la concession du pressoir des Trésoriers de France, avec un dénommé Gilles Marsal dont nous ignorons la parenté avec Edmond. Il reste aussi à résoudre comment et pourquoi le procès entre Fiènet et Adam implique le pressoir; les Audiences de la justice de Montreuil - parmis les documents en cours d'étude - élucidera peut-être ce problème. Voici le résumé des événements concernant ce bail.
Bail du pressoir de la Basse-cour (transactions cités ou induites)
- App. 1585: Bail du pressoir place et lieux de la Basse-Cour. Trésoriers de France à Edmond Chauvin et Gilles Marsal. [la date n'est pas indiquée, mais dois précéder l'échange qui suit];
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2 mai 1588: Échange. Gilles Marsal à Edmond Chauvin [le bien en échange inconnu, Marsal semble échanger sa part du bail du pressoir à Edmond Chauvin selon la suite];
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app. 1600: Partage (transport). Succession de Edmon Chauvin à Jean Chauvin et Susanne Chauvin ses enfants. [Acte inconnu mais induit selon la description de la succession];
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29 janvier 1608: Sentence de procès. Pierre Adam contre Ragon Fiènet. [Le sujet de la discorde est encore inconnu. Ragon semble gagner sa défense.];
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10 mai 1608: Transport du bail. Jean Chauvin à Susanne Chauvin sa soeur et Pierre Adam. [Jean Chauvin donne sa part du bail du pressoir à Pierre Adam son beau-frère].
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Cette affaire de pressoir n'est pas pour autant terminé. Le 29 juillet 1608, Henry Besnard (ou Bénard) passe un Accord avec Pierre Adam le jeune pour éviter un procès intenté par ce dernier. Henri Bénard occupe et tient le pressoir depuis six ans, mais selon Pierre Adam, Bénard n'a payé aucun loyer pendant ce temps. On parle aussi du transport de Jean Chauvin à Susanne, fils et héritier de feu Edmond Chauvin, de sa part de ce bien (Jean Chauvin a sûrement cédé cette part d'héritage pour des raisons pratiques, car il s'est établit à Conflans de l'autre côté du bois de Vincennes). Pour éviter ce procès, Henri Besnard accepte de payer 8 livres tournois pour les loyers non payers. Les deux parties s'entendent aussi pour partager les frais juridiques encourus.
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Au début du mois d'août, le cousin de Pierre Adam le jeune, Germain Adam fils de Pierre Adam l'aîné, est emprisonné à la requête de Ferry de Vitry. L'aide de Pierre le jeune est sollicité par son oncle Pierre l'aîné pour sortir Germain du pétrin. Premièrement, le 13 août 1608, Pierre Adam l'aîné, Philippe Adam et Pierre Adam le jeune passent une Promesse touchant le cautionnement de Germain, pour sa libération de prison. On est un mercredi, et Germain promet de comparaître le lundi prochain pour répondre aux accusations qui pèsent contre lui, vraisemblablement d'une dette envers Ferry de Vitry. Une mention intéressante pour la petite histoire, Gilles Bonvallet est cité comme le geôllier, soit gardien de prison.
Toujours le 13 août 1608, Pierre Adam l'aîné et Martine Pépin sa femme et Philippe Adam encore devant Mallot le tabellion font rédiger une minute de Dédommagement envers Pierre Adam le jeune qui est venu à leur aide [AD93 Et/CXXXI.7]. Comme les procédures judiciaires pour faire libérer Germain Adam sont toujours en cours, aucune somme n'est pour l'instant précisée. Mais ils promettent de lui rembourser les dépenses, dommages et intérêt relevant de cette affaire. Les Audiences de la justice de Montreuil [ANF Z2/2482], en cours de dépouillement, apporteront peut être un peu de lumière sur les raisons de l'emprisonnement du cousin. Selon des Minutes de justice qui restent à dépouiller et transcrire [ANF Z2/2515], Pierre Adam le jeune sera bientôt emprisonné à son tour, à la requête du procureur fiscal Quentin Sellerin. Il s'agit peut-être de la suite de la même affaire. Peut-être que Germain a disparu avant sa comparution prévue le 18 août?
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Il semble que de son vivant, un Pierre Savart de Montreuil aurait échangé un quartier de terre à Bagnolet appartenant à Suzanne Chauvin, à Pierre Fournier marchand tavernier de La Pissotte, contre six perches à Montreuil au lieu-dit L'Épine. Quand Suzanne se rend compte de l'erreur, elle intente un procès contre Pierre Fournier, qui à son tour implique la veuve de Pierre Savart, Perrette Chevreau, remariée à Maurice Billet. Les parties s'entendent enfin pour mettre un terme au procès pour éviter des frais inutiles et de régler le tout devant le tabellion. Le 18 avril 1614 Pierre Adam le jeune à cause de Suzanne Chauvin sa femme et Maurice Billet à cause de sa femme veuve Pierre Savart passent un Accord [AD93/Et/CXXXI.18]. Pierre Adam accepte que Fournier conserve le quartier de terre qu'il occupe, et Maurice Billet délaisse les 6 perches de vignes à Pierre Adam comme il ne peut pas produire le titre (vente à Pierre Savart). De plus, Billet dois partager également avec Adam ses échalas (support pour les vignes) de ses 6 perches voisines des premières que Billet appartient à cause de sa femme. Susanne Chauvin et Perrette Chevreau doivent encore ratifier ce contrat.
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Ce n'est que le 12 mai 1614 suivant, que Susanne Chauvin et Perrette Chevreau passent ensemble chez le notaire pour ratifier le contrat signé le mois précédant. A la suite du même document, Susanne et Perrette reconnaissent avoir entendu la lecture du contrat, puis «louent agréent corroborent confirment approuvent ratifient veulent consentent et accordent» la Ratification de l'accord du 18 avril.
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Le 28 novembre 1616, Marie Prévost (pas Guiot comme précédemment indiqué), veuve de feu Robert Citolle, passe un Bail à loyer de terre [AD93/Et/CXXXI/21] à Pierre Adam le jeune. Depuis la vérification du document, il s'agit bien du Pierre Adam époux de Suzanne Chauvin qui transige ici, identifié grâce à sa signature. Pierre loue pour une période de trois and un quartier de terre au lieu-dit Le Sorin. Sans  que le texte ne le précise, on sait que ce lieu-dit fait parti du fief Décanal (Notre-Dame de Paris) à Montreuil. Ce fief est aujourd'hui divisé entre Montreuil et Vincennes: le lieu-dit en question est à Montreuil côté sur du chemin de Paris.
Pierre Adam le jeune fait l'achat de vignes le 12 février 1619, pendant l'entre-saison vinicole. C'est en ce jour que l'on trouve cette Vente de vignes [AD93/Et/CXXXI.23] par Nicolas Chauvin et sa femme Nicole de La Fuchère, à Pierre Adam le jeune. Ce Nicolas Chauvin ne semble pas un frère de Suzanne car il n'est pas cité ailleurs (successions). Il pourrait plutôt être son oncle, né en 1548 dont la destinée est autrement inconnue. La vente porte sur 7,5 perches sises au lieu-dit L'Épine, voisines d'une pièce que Pierre appartient déjà. On pourrait penser que Pierre rassemble deux pièces qui en étaient une à l'origine issue du patrimoine Chauvin, mais la vente précise bien que les 7,5 perches appartiennent aux vendeurs du propre de Nicole de La Fuchère. Cette dernière, probablement de la famille de La Pissotte dont un seul foyer semble survivre. Comme aucun héritier de La Fuchère ne se présente comme preneur, Nicolas Chauvin vend donc plutôt la pièce à sa présumée nièce Suzanne Chauvin. Pierre Adam nen signe pas ce document, car c'est Nicolas Chauvin qui affirme qu'il transporte la pièce à Pierre Adam et donne quittance des 45 £ reçues de ce dernier.
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Pierre Adam le jeune vigneron travaille sur cette période à étendre le patrimoine immobilier de la famille. Le 7 mars 1619, Pierre Adam s'entend avec Michel Frémy le jeune, receveur de monsieur de Montreuil (seigneur du fief principal), à cause de Guillemette Vitry sa femme, pour prendre un Bail à rente sur 18 perches de vignes au lieu-dit Culdoue, fief Décanal [AD93/Et/CXXXI.23]. Pierre n'a pas le capital pour acheter franc et quitte la pièce de vigne. Ici, la rente est une forme d'emprunt, comme souvent ailleurs à cette époque. La rente payable annuellement n'est en fait que le paiement des intérêts, car le pricipal demeure fixe jusqu'à ce que le preneur puisse racheter la rente d'un coup (certains baux prévoient un rachat en deux ou trois fois, quand la pièce est aisément divisible). Dans l'île de France, la coutume veut normalement que la rente annuelle soit l'équivalent de 1/16e du montant total en créance. Pour cette pièce, Pierre accepte de l'acheter contre une rente de 100 sols (5£). Pour se libérer de cet hypothèque, Pierre devra racheter la rente pour la somme de 81 £, destinée qui nous est encore inconnue.
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La présence de Pierre Adam le jeune est requise quand son oncle, Pierre Adam l'aîné, signe un Accord avec le serrurier de La Pissotte Nicolas Leroy, le 2 juin 1619 [AD93/Et/CXXXI.23]. L'oncle et Leroy était en désaccord au sujet d'un alignement (arpentage des propriétés jouxantes), et ils en sont finalement venus à une entente, mais pas avant que la cause soit passé devant le prévôt de Montreuil. Bien que Pierre Adam le jeune n'est cité qu'à la fin du texte, comme il se doit pour les témoins, il appose sa signature en fin de contrat. Le texte intégral n'est pas traduit car ne traite pas directement de Pierre le jeune.
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Pierre Adam est l'objet d'une poursuite par un créancier de ses anciens tuteurs et curateurs. À l'issue de ce conflit, Pierre a démontré à Adrien Vienot le créancier qu'il n'a pris aucuns biens de la succession de ses feux curateurs Jacques Berthery & Barbe Syon. Le 9 février 1621, Adrien Vienot passe donc une Décharge et quittance envers Pierre Adam pour mettre un terme à la question [AD93 Et/CXXXI.32]. Vienot dois même dédommager Pierre Adam pour la somme de 7£. Ce document est très détérioré, le papier étant rongé par l'humidité comme on peut voir sous la signature de Pierre qui heureusement a été épargnée. Cet acte nous renseigne enfin sur l'identité des anciens tuteurs de Pierre Adam, ce qui infère que ses parents sont décédés entre 1590 et 1600 ou environ.
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Le 9 février 1624, Pierre Adam le jeune, «tonnelier» demeurant à Montreuil, prend un Bail à loyer de vignes envers Jacques Minguet, nouveau propriétaire des pièces [AD93 Et/CXXXI.33]. Il s'agit d'un bail de trois ans sur un demi quartier au Clos St Martin, d'un demi quartier aux Caillots, 9 perches au Clos Allemand, demi quartier à l'Orme aux Messiers. Cette fois, Pierre Adam s'identifie uniquement comme tonnelier.
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On a vu qu'en juillet 1608, il est identifié comme laboureur et tonnelier. Plus âgé, il semble d'adonner plus régulièrement à cette occupation qu'il a dû apprendre jeune. À la suite du document, le bail est annulé le 8 mai 1625 quand Jean Vitry fils de Pierre, époux de Espérance Mention, reprend l'héritage qui appartient maintenant à sa femme. Pierre Adam signe à chaque occasion, et sa signature confirme que Pierre Adam le jeune laboureur d'antan est bien le même que Pierre Adam le jeune tonnelier.
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Le 20 mai 1624, Pierre Adam le jeune, tonnelier de Montreuil, doit passer devant le notaire Mallot pour la rédaction d'un Titre nouvel de rente [AD93 Et/CXXXI.33]. Cette rente fondée 89 ans plus tôt par Guillaume Desté et sa femme, envers l'Oeuvre et la fabrique de l'église de St-Pierre et St-Paul (pour une messe annuelle d'un ancêtre sans doute), est appliquée sur deux pièce de vignes alors entre les mains de Desté. Pierre Adam est ici propriétaire (par achat plutôt que par héritage des hoirs Desté) d'un demi quartier de vignes au lieu dit les Roulettes (présum. fief St-Lazare), alors que Nicolas Bourgeois, à cause de Nicole Prévost sa femme, tient 1 quartier à la Varenne, pièces chargés par la rente. Guillaume Desté tenait bien ce dernier quartier aux terriers Décanal de 1537, 1543 et 1552. Les deux pièces forment un tout vis-à-vis la rente dans sont entier, qui est de 40 sols tournois par an. Pierre doit payer en principe 13 sols 4 deniers annuellement pour remplir sa part, comme il tient le 1/3 du tout.
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Pierre Adam le jeune, laboureur vigneron à Montreuil, loue même d'autres terres, le 17 février 1627. Il prend un Bail à loyer de terre de six ans, sur un demi quartier aux Guillands, de Philippe Vitry, praticien en la cour laie [AD93/Et/CXXXI.40]. Pierre paie 3 livres 5 sols par année de loyer pour la pièce de terre. Comme à son habitude, il signe l'acte.
L'oncle de Pierre Adam le jeune, Pierre Adam l'aîné décède vers 1628. Depuis cette date donc, alors que son fils atteint ses 18 ans, notre Pierre semble adopter dès lors l'épithète de l'aîné. Sans connaître ce fait, l'acte qui sui pourrait nous induire en erreur.
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Le 10 juin 1635, le fils de Pierre, ici nommé Pierre Adam le jeune vigneron demeurant à Montreuil, passe un Accord avec Renaud Larron marchand poulailler aussi de Montreuil. Un oeil non-averti, voyant la signature du père à la fin du contrat peut facilement le méprendre comme sujet du contrat.Le contrat comprend deux signatures de Pierre Adam. Celle qui nous est familière (à droite) et celle d'une deuxième Pierre Adam (à gauche). La clé de l'énigme se trouve à la fin d'une note marginale où les sujets seuls signent.
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C'est bien le deuxième Pierre Adam qui signe en marge. Comme témoins au passage de cet acte, on trouve bien Pierre Adam l'aîné sans préciser son état. L'accord traite d'un mur qui sépare les deux propriétaires et qui doit être reconstruit.
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Sur ses derniers jours, Pierre tente de régler des anciennes dette, dont la rente de 100 sols constituée en 1619 de Michel Frémy. Mais Michel Frémy est décédé depuis, et la rente est maintenant divisée parmi ses héritiers en sept parties, soit 12 sols 6 deniers de rente dus à chacun (en fait, la somme ici correspond à la huitième partie, mais le prochain contrat précise les sept parts). C'est donc un casse-tête quand vient à payer les rentes dues chaque année. Pierre Adam l'aîné tonnelier de Montreuil rachète l'une de ces parts le 1er décembre 1636, quand il se présente devant le tabellion avec Jean Cochu, à cause de Guillemette Frémy sa femme, fille de Michel, pour passer le Rachat de rente [AD93 Et/CXXXI.64]. La signature prouve que celui qui est maintenant surnommé l'aîné, est le même que celui encore nommé le jeune quelques années auparavant, avant de l'être à nouveau de façon posthume. On le nomme ici l'aîné puisque son oncle du surnom ets maintenant décédé, et pour le distinguer de son fils presque majeur. Jean Cochu est dit être établit au Bourget à Montreuil, lieu que je n'ai pas encore situé.
Pierre décède le 31 décembre 1636 à Montreuil. Il est dit âgé d'environ 62 ans.
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Suite à son décès, ses huit enfants cherchent ensemble à racheter les autres portions de rente due à Michel Frémy vendue en 1619, après la portion rachetée de Jean Cochu par Pierre avant son décès. Les huit cohéritiers Adam Claude et Pierre Adam, Pierre Laureau et Marie Adam sa femme, Mathieu Guay et Nicole Adam sa femme, Antoine Bidault et Marguerite Adam sa femme, Jean Thioust et Jeanne Adam sa femme, et Geneviève Adam - retrouvent l'un des héritiers de Michel Frémy, Denis Couteux le jeune jardinier à Montreuil à cause de Louise Frémy sa femme, le 15 mars 1637 et appellent le tabellion du lieu pour passer un nouveau Rachat de rente [AD93/2E6.32/CXXXI.65]. Contrairement en décembre précédant, ils rachètent cette part évaluée 14 sols 3 deniers, pour la somme de 11£ 8 sols 6 deniers. Cela correspond bien à la septième partie tel que précisé. Si il faut lire dans les faits:: «rachètent la deuxième de huit parties de 100 sols» en raison du rachat précédant, alors les héritiers paient trop , soit un huitième de rente pour le prix d'un septième. Pour l'instant, comme nous ne connaissons que sept enfants, une erreur de calcul en décembre 1636 semble plus probable. Donc, feu Pierre a plutôt bénéficié d'un rabais. Les fils Claude et Pierre signent avec des gendre, mais Mathieu Guait ne sait signer. Il est intéressant de noter que malgré le fait que Pierre Adam a bénéficié de l'épithète "l'aîné" - très tard -, il retrouve une fois décédé l'épithète qui fut le sien presque toute sa vie. Comme quoi parmi les morts, il doit encore se distinguer de son oncle (et de son père).
Son épouse Suzanne Chauvin décède à son tour le 30 mars 1640 aussi à Montreuil. Bien que ces actes sont très bref, on indique bien qu'elle est la veuve de Pierre Adam.
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Recherches (reconstitution des familles de Montreuil 16e s.):
Denis J. Savard, octobre 2006-2008, 2015
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