M: 15.6.1633 Montreuil-sous-le-bois-de-Vincennes

(acte sec)
2. Simon SAVART
(
Simon & Marguerite VINANTE)
maître charron, pionnier
  • 22.5.1623 b Montreuil-sous-bois
  • v 5.1662 embarqué à La Rochelle pour Trois-Rivières (sic)
  • v 3.1665 Québec
3. Marie HORDOÜILLE
(Quentin & Marie SOUHAITTÉ)
  • v 12.1621 Montreuil
  • 5.1663 embarquée avec 4 enfants pour rejoindre son mari.
  • 1666 Rc Beaupré, 40 ans environ.
  • 1681 Rc Charlesbourg, 54 ans.
  • 24.11.1703 d Charlesbourg s 25, 87 ans.
Enfants:

  1. MARGUERITE SAVARD, b 29 juin 1645 Montreuil (pr Jean Vitry, mr Diane Sertel (Certel, 2e femme de Simon Savart père); décédée jeune ou en mer en 1662.
  2. DENISE SAVARD, b 19 novembre 1646 Montreuil (pr Gaston Frémy, mr Denise Savart); émigre au Canada en 1662; m 5.2.1664 Château-Richer ABRAHAM FISET
  3. MARGUERITE SAVARD, b 1 septembre 1648 Montreuil (pr Nicolas de Vitry fils de Ferry, mr Marguerite Barbue); décédée jeune ou en mer en 1662.
  4. FRANÇOISE MADELEINE SAVARD, o 11 ou 14 septembre 1650 Montreuil (pr Jacques de la Fond conseiller du roi, raison et couronne de France et de ses finances, mr Françoise Cheroy ou Chéron); émigre au Canada en 1662; m 26.1.1665 Québec Robert Jeanne, le couple émigre ensuite en Acadie; d 29.10.1704 Québec.
  5. NICOLE SAVARD, b 2 septembre 1652 Montreuil (pr Me Estienne Jumelin [?] pte curé de Conoton[?], mr Nicole Vitry); décédée jeune ou en mer en 1662.
  6. SIMON SAVARD, b 10 mars 1655 Montreuil (pr Pierre [?] Chauvin, mr Jacqueline Chevreau); émigre au Canada en 1663; m 27.10.1681 Marie Françoise Tellier; d 23.3.1715 Charlesbourg
  7. JEAN SAVARD, b 7 octobre 1657 Montreuil (pr Jean Savard, mr Jeanne Préaux); émigre au Canada en 1663; m 14.4.1687 L'Ange Gardien Marguerite Tremblay; d 6.3.1735 Charlesbourg
  8. FRANÇOIS SAVARD (présumé, sous réserves), n vers novembre 1658; 8 ans au rec. 1666 Charlesbourg chez Françoise Savart oo Robert Jeannes. Présumé son frère. En mars 1664, après le mariage de Denise, le couple compte 5 enfants. François semble donc le sixième; émigre au Canada en 1663; destinée inconnue après 1666.
  9. MARIE THOINETTE SAVARD, o 28 décembre 1659 Montreuil (pr Anthoine Pothevin bourgeois de Paris, mr Marie Vaschelier femme de Jacques Cousin bourgeois de Paris); d 31 octobre 1661 Montreuil (Marie) Dans l'acte de décès du 31 octobre 1661, on nomme Marie Savart, fille de Simon dict charron. Comme les recensements sont unanimes sur l'âge de Marie (5 and en 1666, 6 ans en 1667 et 20 ans en 1681), il faut croire que c'est bien Marie Thoinette qui décède à l'âge de 1 an et 10 mois que l'on nomme simplement Marie.
  10. MARIE SAVARD, n 20 février 1661 Montreuil (pr Charles Souhaitté, mr Marie Chauvin [oo Jean Garce]); émigre au Canada en 1663; m 23.4.1675 Québec Jean Lefebvre; d 9.1.1703 Québec
Simon Savard, le pionnier des Savard canadiens est né le 22 mai 1623 à Montreuil, baptisé en l'église de Saint-Pierre Saint-Paul de Montreuil-sous-Bois. Il est fils de Simon Savart et Marguerite Vinante. Son parrain est Pierre de Rosny, et sa marraine est Claude Savart, possiblement sa tante.
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Quant à Marie Hordouille, sa future épouse, son acte de baptême n'a pas été retrouvée. Les registres paroissiaux sont lacunaires du 18 août 1620 au 20 janvier 1623, mais est née vers décembre 1621 selon son âge déclaré (22 ans et demi) le 13 juin 1644. L'exemplaire du greffe des registres a été détruit en 1871 lors de l'incendie du Palais de justice de Paris. L'exemplaire de la paroisse qui a survécu depuis 1536, mais il y a plusieurs cahiers qui ont été perdus. (voir Projet ADN-mt Marie Hordouille et Germaine Héricourt)
Marie se retrouve orpheline dès l'âge de trois ans. Ses parents, Quentin Hordouille et Marie Souhaitté sont tous les deux emportés par l'épidémie de peste qui frappe Montreuil en 1625. Comme presque toute sa parenté s'éteint avec l'épidémie de peste en 1625 - dont ses grands-parents Souhaitté (Denise Pépin en 1628) - et que ces grands-parents Hordouille sont déjà d'un âge avancé, c'est le grand oncle Jacques Pépin qui devient de fait tuteur et curateur de Marie et de son frère Eustache.
Jacques mettra Eustache Hordouille en apprentissage pour le métier de cordonnier en 1630, un apprentissage qu'il ne semble pas compléter puisqu'on le retrouvera plus tard voiturier. Ces orphelins héritent néanmoins d'un patrimoine très important, qui se chiffre en plusieurs centaines de livres tournois, somme considérable à l'époque. Cet acte de succession copié partiellement à l'époque sera revu pour plus de détails.
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Simon semble apprendre le métier de charron de son père. Le père de Simon élève Simon pendant son jeune âge. Çe doit être tôt que le père initie son fils au métier de charron. Il est toujours sous la tutelle de son père en 1639, alors qu'il n'a que 15 ans.
La promesse brisée de Marie Hordouille
De son côté, Marie Hordouille semble avoir trouver un mari quand elle se fiance avec Denis Vié le jeune, fils de Denis Vié l'aîné, avant Noël en 1643. Ce dernier affirme lui avoir acheté un anneau, un manchon et un tablier en promesse de mariage, en plus d'avoir eu l'aval des oncles de l'élue de son coeur, Eustache Souhaitté et Thomas Vitry. Il est donc en furie quand il apprend le printemps suivant que sa promise entend bientôt en épouser un autre.
Le 4 juin 1644, Denis Vié le jeune dépose donc devant le prévôt de Montreuil une Demande d'interrogatoire [Caran Série Z/2/2516]. Selon ce témoignage, il semble que Marie Hordouille a bien profité du pauvre Vié avec des sorties à grands frais et au dîners chez les Vié. Denis Vié entend se faire rembourser pour ses dépenses pour les sorties et les présents, et le temps perdu à la courtiser alors qu'il devait être à la besogne.
Quand Marie Hourd'Houille est soumise à l'Interrogatoire le 13 juin 1644 [AN Z/2/2516], elle offre de rendre les cadeaux qu'elle avait accepté sur l'insistance de Denis Vié. Elle tempère aussi les dépenses que prétend avoir fait Vié. Mais elle se fait aucun reproche quant à l'annulation de ces accordailles, surtout depuis que des mauvais bruits courent sur la réputation de Denis Vié.
Les choses se bousculent par la suite car dès lendemain mardi, le 14 juin 1644, Simon Savart fils et Marie Hordouille se fiancent, puis célèbrent leur Mariage en millieu de semaine, le mercredi 15 juin 1644 à l'église St-Pierre Saint-Paul de Montreuil. C'est à se demander s'il ne s'agit pas là d'un mariage à la sauvette. Comme Marie était coutisé par, sinon la promise de, Denis Vié jusqu'aux fêtes 1643. Elle semble l'avoir fait languir jusqu'au printemps, au moment du procès intenté.
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Simon Savart fut fiancé avec Marie Hourdouille le
14e de juin et furent espouses le 15e jour dudit moys 1644.

C'est dans cette église de Saint Pierre Saint Paul de Montreuil, qui date du XIIIe siècle, que mariage est célébré, et où seront baptisés leurs enfants, comme plusieurs de leurs ancêtres avant eux.
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Carte postale ancienne, Église Montreuil vers 1910.

On met fin à la poursuite de Denis Vié contre Marie Hordouille le jeudi 16 juin 1644. Accompagnée de son oncle et tuteur Mathieu Merger, son beau-père Simon Savart charron de La Pissotte (qui signe) et Jean Préaux, ils passent un Accord [AD93 Et/CXXXI/79] avec Denis Vié le père, un fois le mariage conclut. Selon l'entente conclue, Denis Vié le fils dois retirer la plainte en justice, et Marie Hordouille doit payer 35 £ pour les frais de procès, mais elle gardera l'anneau, le manchon et le tablier qu'elle a reçue. Comme Marie Hordouille a mit en cause la réputation de Denis Vié le jeune, son père semble préférer faire taire toute l'affaire et s'en tenir quitte. En bas du document, daté du 26 juin 1644, Mathieu Merger rembourse la somme conclue au nom de Marie Hourd'Houille à Denis Vié.
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Suite à leur mariage, Marie Hordouille peut enfin toucher sa moitié d'héritage. Suite à l'ordonnance du prévôt, on fait visiter les pièces de terre et le 16 février 1645 on procède à la Partition des lots d'héritage [AD93 Et/CXXXI/81] pour Simon Savart et Marie Hordouille sa femme et Eustache Souhaitté oncle et tuteur de Eustache Hordouille (frère de Marie). Les deux signe chacun des lots pour donner leur aval à cette division avant le tirage au sort, comme le veut la coutume en tirant dans un chapeau. On indique au bas des lots que Simon Savart a tiré le premier, et que Eustache Souhaitté a tiré le deuxième lot. La communauté des biens de Simon Savart & Marie Hordouille s'enrichie donc de 65 perches de vignes et de terre par cet héritage.
Une fois les lots tirés, toujours le 16 février 1645, Eustache Souhaitté et Simon Savart ratifient le tout par un Accord de partage d'héritage [AD93 Et/CXXXI/81]. La lecture de cet actes est particulièrement difficile. On indique dans l'accord que ce sont en fait les héritages à la fois de Quentin Hordouille & Marie Souhaitté et des aïeux Pierre Souhaitté et Denise Pépin. Cet acte a la particularité d'indiquer la filiation de Marie Hordouille sur deux génération du côté maternel. Il est indiqué à la fin de cet acte que la portion ou le lot de Simon Savart est supérieur au lot laissé au beau-frère encore mineur Eustache Hordouille. Simon Savart dois donc payer 12 livres tournois pour la plus value de son lot.
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Quelques mois plus tard, comme deux petite pièces sont voisines de pièces semblables à l'oncle Mathieu Merger, le 23 mai 1645, Simon Savart et le mari de Antoinette Souhaitté tante de Marie Hordouille passent un contrat de Permutation et échange d'héritage [AD93 Et/CXXXI/81], s'échangant les parties pour rassembler ces pièces divisées lors du Partage de Denise Pépin en 1628. Simon Savart obitient donc les 12 perches de vignes ainsi rassemblée au Luat, et Mathieu Merger prend les 9 perches au lieu-dit Ramenas à Montreuil.
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Le 28 octobre 1648, alors qu'il a 25 ans, Simon est témoin lors de la rédaction du Contrat de mariage de son beau-frère Eustache Hordouille, à Jeanne Joigneaux [AD93 Et/CXXXI/88]. On remarque qu'il signe bien Savart avec un T final comme partout ailleurs, comme son père. Le contrat spécifie ledit Eustache Hourdeville fils de feux Quentin et Marie Souhaitté, assisté de Simon Savart son beau-frère. Y signent aussi Eustache Souhaitté, l'oncle de Marie, Jacques Gay (oncle du pionnier canadien Gaston Guay), Claude Poirée et Jean Berson.
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On peut penser que Simon commence à considérer le Canada comme destination pour sa famille vers 1648, année où revient en visite au village Martin Prévost, commis au magasin du syndic de la Compagnie des Cents-Associées à Quebec? L'ancêtre de nombreux Prévost et Provost du Québec, originaire de Montreuil, est dans la colonie depuis 1639, pour y fonder famille en épousant une huronne en 1644. Mais Martin Prévost revient effectivement dans son village natal en 1648, possiblement pour régler des affaires d'héritage, mais aussi pour recruter des colons pour la Nouvelle-France. On sait qu'il paye les frais de transport d'au moins trois Montreuillois jusqu'à La Rochelle dans le but de s'engager, puisqu'il réclamera ce frais auprès du Conseil Souverain à Québec. Sa nièce partira aussi vers 1670 avec son mari Gaston Guay, des connaissances de nos Savart. Martin Prévost connaît aussi Simon Savard comme le démontre plus loin le contrat de mariage de 1663 à Québec. Voir la section "autres" (montreuillois) qui traite de cette question.
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Le 31 janvier 1650, Simon Savart assiste comme témoin et signe lors du Bail à rente de maison entre Anne Degrès (ou Degrestz) veuve en dernières noces de feu Michel Prévost, à Augustin Vitry vigneron de Montreuil [ANF MC/94/612]. La maison située en la Rue Cuve du Four, est sans doute celle voisine de la maison du couple Savard-Hordouille, car Augustin Vitry est leur voisin jusqu'au départ du couple, et deviendra alors leur homme de confiance. Le bail ne touche pas Simon Savart, mais il agit comme témoin lors de la rédaction de cet acte. Cet acte fait partie d'une série d'actes des notaires de Montreuil et de Vincennes, qui n'ont malheureusement pas été classés parmi leurs fonds respectifs. C'est dans une boîte (612) à la fin de l'étude 94 de Paris qu'ils ont été découvert. Ce carton retrouvé permettra de combler des lacunes dans leurs études respectives de Vincennes et de Montreuil. Un note y fait référence dans l'usuel des Archives du Val-de-Marne à Créteil).
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Le 23 juillet 1650, Simon Savart passe devant le notaire avec son beau-frère Eustache Hurdouille, voiturier par terre, qui vient d'atteindre la majorité 25 ans depuis un mois. Eustache se portant fort de sa femme Jeanne Joigneaux opte de vendre sa moitié de la maison, l'autre moitié étant déjà à sa soeur Marie Hourdouille. Le Contrat de vente de moitié de maison [AD93 CXXXI/90] et lieux, précise que le tout est composé de la maison avec chambre et grenier, une petite boutique avec grenier, environ 13 perches de jardin, un pressoir à vin commun et cour commune partagés avec Augustin Vitry leur voisin. Le pressoir est décrit plus tard comme étant dans une «cage» et couvert de plâtre. Selon une note en marge, Simon Savart a obtenu l'argent de noble homme Jacques de LaFond, conseiller du roi, soit 385 £ en pistolles d'Espagne, quarts d'écus et autre pièces pour payer son beau-frère, devant les témoins du contrat.
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Le 24 août 1653, Benoît Cornu vigneron prend un Bail à loyer de maison court et trois perches de jardin de Simon Savart charron [AD93 Et/CXXXI]. Cornu accepte de payer 45 £ par année pour les trois ans du bail. Simon Savart accepte aussi de construire une étable à vache sur la propriété, à condition que Cornu lui paye immédiatement 30 £ qui seront déduit de sa première année de loyer. Le rédacteur a oublié d'indiquer sur quelle rue se trouve la maison, et présume l'avoir fait en écrivant que la maison abboutit «à la dite rue». Ce semble être le logis rattaché à la maison de la rue Cuve du Four.
Simon Savart semble avoir égaré sa copie de l'acte de vente de maison de 1650, soit le titre de propriété de la maison de la Rue Cuve du Four. Le 29 octobre 1653, Simon Savart retourne chez le notaire de Montreuil, Claude Poirée qui a repris l'étude de Jean Malot, pour avoir une nouvelle Minute de vente pour la maison [AN T/1070]. Comme c'est une copie, seul le notaire signe.
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Il semble que la famille conservera soigneusement ce document jusqu'à leur départ pour le Canada, où il sera confié à un proche (ou un prêtre?) avant d'aboutir dans les papiers de la Sainte-Chapelle du Château de Vincennes. À la Révolution, il est saisit avec les autres documents écclésiastiques, puis finalement classé aux Archives dans une série (T) nommé «Papiers privés tombés dans le domaine public», dans la section «émigrés et condamnés». Ce document aurait donc été entre les mains de la famille pendant près de dix ans, soit jusqu'à leur départ en 1662 et 1663.
Simon Savart semble être à court de liquidités vers la fin de 1653, selon une Sentence de la justice civile de Montreuil du 12 février 1654 [AN Z/2/2502] dans une cause où il est défendeur contre Nicolas Poirée. On ne précise pas exactement les sommes dûes, mais on indique que après la demande de Poirée, Simon a payé un premier défaut le 29 novembre 1653, puis un second le 13 décembre 1653. Il semble aussi rembourser le troisième défaut vers la date de cette sentence. Mais la sentence est sévère et oblige Simon Savart à payer 12 livres tournois, pour rembourser les profits perdu du demandeur Poirée. En plus du 12 livres, comme fautif dans la cause, Simon doit aussi défrayer les dépenses de la justice. À cette époque, même les témoins sont payés pour leur témoignages devant la justice. Les deux intervenants ne semblent pas pour autant embrouillés car au mois d'août suivant, Simon Savart agit comme témoin pour Nicolas Poirée dans une autre cause. Comme cette sentence n'est qu'un fragment de la cause, il est difficile de spéculer la nature exacte des «défauts» qui sont en cause. D'autres documents relatifs à cette cause seront peut-être découverts pour nous renseigner davantage.
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Simon Savart assiste à une bataille entre Robert Adet et Nicolas Rocher, le 25 juillet 1656. Six jours plus tard, soit le 31 juillet 1656, Simon est appelé à rendre son Témoignage dans la poursuite qu'intente Nicolas Rocher contre Robert Adet [AN Z/2/2517]. Cette bataille semble être survenu quand Robert Adet accuse sa bru comme son père de voleurs alors qu'elle faisait transporter une charrette de blé. Adet fait arrêter le cocher et menace de tuer les cheveaux. Nicolas Rocher intervient et Adet s'en prend à Rocher. Rocher aurait aussi mordu Adet pour se défaire de sa prise, avant que Simon Savart arrive sur la scène su crime. Quand Simon arrive, il entend les deux se chamailler et aperçoit Adet pourchassant Rocher en lui lançant des pierres. Simon appose sa signature après la lecture de son témoignage.
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On retrouve Simon Savart l'année suivante du côté de Noisy-le-Sec. Le 16 mars 1657, Simon Simon passe un Bail à loyer [AD93 Et/CXXXV/Epaulard] avec Jean Garce, son cousin fils de Guillemette Vinante. Pourquoi passe-t-on cet acte du côté de Noisy? Jean Garce y est natif, et il demande au deuxième mari de sa mère, Jean Vigoureux, d'assiter à la rédaction du bail. Jean Garce loue donc de Simon Savart la petite boutique et la travée de maison composé d'une chambre et grenier dépendant de la maison et lieux sur la rue Cuve du Four. Jean Garce semble installer sa pratique de barbier chirurgien dans la petite boutique. Il s'entend pour payer 55 £ pour le loyer annuellement. On précise que son logis est accessible par un escalier extérieur ou «montée hors murs». Comme on le verra plus loin, Jean Garce habite toujours les lieux six ans plus tard.
Simon engendre une discorde dans sa belle-famille en vendant le 12 février 1658 à Robert Gaignier, une terre au lieu dit le marais St-Victor, devant le tabellion Pesnon de Montreuil, plutôt que chez le notaire [cité dans AD93 ET/CXXXI/24.4.1658].
Cette vente ne fait pas l'affaire de la tante de Marie, Antoinette Souhaitté, qui désire conserver cette pièce du patrimoine familial. Une fois informée, elle fait valoir son droit de préemption sur cette terre. Elle fait annuler la vente à son profit, comme le prévoit dans un tel cas la Coutume de Paris. Antoinette effectue ainsi un Retrait lignager le 24 avril 1658 [AD93 Et/CXXXI], ce qui lui permet de se réapproprier le bien famillial. Marie et Antoinette ont hérité de ces pièces de terres en 1628. Antoinette a dû indemniser Pierre Gaugnier/Gagnier et lui rembourser tous les frais engagés, droits seigneuriaux, etc., et Gaugnier n'e qu'à payer pour le présent contrat. Il se réserve par contre le droit de poursuivre la veuve pour les amélioration qu'il a apporté à la pièce de terre. Cette pièce au Marais Saint-Victor peut être retracée jusqu'au bail de la Ferme Saint-Victor par l'ancêtre de Marie Hordouille: Adelet Lesueur deux cents ans plus tôt.
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Pendant l'été 1659, un grand bruit court dans tout Montreuil au sujet du boulanger Nicolas Syon. Ce dernier avec sa femme ont accueilli dans leur logis Marie Chevreau fille de Antoine pour lui instruire les bonnes moeurs et les tâches ménagères, car la mère de la petite est décédée assez jeune. Quand le boulanger, honteux, s'absente soudainement de Montreuil, le moulin à rumeurs bat à fond de train dans tout le village. Selon différents témoins, Nicolas Syon a abusé, débauché et engrossé la petite Marie Chevreau, 16 ans. Pour tenter de faire taire l'affaire, il amène la petite chez une sage femme de Paris. Mais son plan est aussitôt découvert par la belle-mère de Marie (la deuxième épouse de Antoine Chevreau, Madeleine Poulin) qui les surprend chez la sage femme. L'affaire est pris par la justice. Le 18 août 1659, Simon Savard le charron est appelé pour présenter son Témoignage dans cette affaire de justice criminelle [AN Z/2/2517]. Le vendredi précédant son témoignage (soit le 15 août), Simon se dirigeait à Paris en compagnie du procureur fiscal Nicolas Prévost qui lui mène la cause en l'absence du prévôt, donc comme lieutenant de justice. Sur leur route, ils rencontrent l'oncle de la petite Marie Chevreau, Nicolas Chevreau, qui leur explique qu'en raison de la grossesse de sa nièce, l'atmosphère de la noce attendue le lendemain risque d'être bien terne. Nicolas Syon sera condamné à la prison, et à verser 400 livres parisis à la famille lésée. Marie Chevreau donne naissance à une fille bâtarde nommée Marie le 1er novembre 1659. Elle épousera cinq ans plus tard un jeune veuf de Nogent-sur-Marne. Le fait que le charron mène le procureur fiscal à Paris montre que Simon semble aussi affectuer des tâches de voiturier quand il y a moins d'activités dans son atelier. Ou peut-être rendait-il simplement service à un ami.
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Simon Savart assiste comme témoin au Mariage le 17 novembre 1659, de son cousin Jean Garce, fils de feu Jean Garce et de Guillemette Vinante, à Marie Chauvin, fille de Vincent Chauvin et Catherine Blondeau [AD93 Rg/SSP/f2050-1]. Le deuxième mari de Guillemette Vinante, Jean Vigoureux maître chirurgien, est aussi témoin avec Simon comme Nicolas Garce maître chirurgien, l'oncle présumé du marié.
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Simon Savart le charron et Claude Huré le maçon fils de Jean s'entendent le 27 janvier 1660 dans une Quittance [AD93 Et/CXXXI/123] pour des travaux faits l'un pour l'autre. Claude Huré a effectué des travaux de maçonnerie sur la maison de Simon Savart rue Cuve du Four, alors que Simon Savard a effectué des travaux de charpenterie pour Huré chez Madame Le Bray à Montreuil, ainsi que dans l'atelier de Claude Huré, et a fournit les matériaux nécessaire. On a ici la preuve que Simon Savart était en mesure de faire d'autres travaux que ceux du charron. Profite-t-il de la protection des dames de Saint-Antoine pour les travailleurs du bois, car en théorie il empiète ici sur la corporation des charpentiers? Les charrons à l'époque sont considérés comme les plus doués pour le travail du bois, et remplacent souvent les charpentiers, tonelliers et autres métiers dans les campagnes quand ces derniers sont absents. Mais ici, c'est plutôt en raison de l'échange de travaux que Simon Savard s'adonne à la charpenterie. Après avoir compté les frais de chacun, Claude Huré accepte de payer à Simon Savart la somme de 60 £ pour ses travaux. Simon Savart se réserve aussi le droit de demander le paiement de Pierre Charton pour portail construit livré à ce dernier pendant les travaux en cause. Il s'agit donc de travaux assez important. Il est à se demander si les commandes d'ouvrages propres au charron se font rares à cette époque? C'est peut-être un indice au motif du départ de Simon deux ans plus tard.
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Simon Savart est témoin et signe lors de la rédaction d'un Échange de maisons le 8 novembre 1660 [AD93 Et/CXXXI/112] devant le notaire Claude Poirée. On y retrouve sa signature à deux reprises à cause d'une note en marge. Il s'agit d'un échange entre Pierre Coullon vigneron à cause de sa femme Claude Feuillet, avec Martin Bénard vigneron à cause de Marguerite Guérin sa femme.
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Simon Savart charron est encore témoin dans une affaire d'égouts de maison lors d'un Accord entre Robert Couturier vigneron et Denis Chevreau fils de Claude, le 2 mars 1662. [AD93 Et/CXXXI/126] C'est la dernière mention trouvée de Simon Savart chez le notaire de Montreuil avant le départ de la famille pour le Canada. Il se prépare probablement pour le départ vers la Nouvelle France, à moins qu’il n’ait encore rencontré le sieur de Grosbois.
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Échos du Nouveau Monde
Des nouveaux documents trouvés relatif au départ de la famille ont récemment été trouvés. L'analyse détaillée de ces documents fait l'objet d'un article dans les Mémoires de la Société généalogique canadienne-française (SGCF), numéro d'été 2006, vol. 57, nuhméro 2, cahier 248.

Au printemps de 1662, Pierre Boucher, gouverneur de Trois-Rivières, qui est de passage à Paris, semble bien passer par Montreuil lors de son séjour où il rencontre la famille Savart. Les sources s'entendent pour affirmer que Pierre Boucher ramène avec lui «100 hommes de travail» qu'il a lui-même recruté. Boucher a trouvé une oreille attentive chez Simon Savard. Pierre Boucher, bien conscient du manque de femmes dans la jeune colonie, remarque sans doute rapidement les deux filles aînées Denise et Françoise Savart, qui atteignent à peine leur puberté. Il y a cependant un problème. Marie Hourdouille, qui vient de perdre un enfant en bas âge un an plus tôt, s'occupe toujours de sa plus jeune, Marie, qui vient à peine d'avoir un an. Pierre Boucher doit sans doute insister et parvient à convaincre Marie Hourdouille de laisser partir son mari et ses filles aînées, quitte à le rejoindre dès que la petite sera en mesure de voyager. La rencontre entre Pierre Boucher et la famille Savart-Hordouille est appuyée sur le fait que l'année suivant, Marie précise que son mari a quitté pour le «pays de Trois-Rivières», signe indirecte mais incontestable de l'influence de Boucher, car ce village compte à peine 600 personne en 166, et seul l’influence de Boucher aurait pu à ce moment précis mettre cette puce à l’oreille de aurait pu ainsi ce lieu à ce moment précis en banlieu parisienne. Voir plus de détail sur l'ébauche de la page de la .
Le 22 mai 1662, Simon Savart passe chez le notaire Legendre à Vincennes [selon 25.2.1663 Étude Nicolas Chauvin Noisy-le Sec, AD93 Et/CXXXV ci-dessous] pour établir une Procuration générale au nom de sa femme Marie Hordouille, à qui il cède les droits de traiter des affaires de la famille. Normalement à cette date, les vaisseaux quittent déjà le port de La Rochelle, mais le voyage de Pierre Boucher a quitté exceptionnellement tard. Il est donc raisonnable de croire que le sieur de Grosbois n'a pas encore quitté la région de la capital. Ce «notaire royal» qui a rédigé la procuration de Marie est cependant inconnu comme son étude, qui est absente des Archives Nationale ou des Archives du Val-de-Marne où elle devrait être conservée.

Le groupe rassemblé par Pierre Boucher doit être à l'heure près du départ vers La Rochelle pour s'embarquer vers le Canada.
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Simon Savart est-il déjà arrivé à La Rochelle le 12 juin 1662? Pierre Dancosse est engagé dans un contrat d'apprentissage comme charron et charpentier par l'agent de Pierre Boucher chez le notaire Pierre Moreau à cette date. Simon est peut-être le maître qui doit enseigner le métier de charron à Pierre Dancosse. Je vais bientôt examiner les détails de ce contrat à La Rochelle. Il faut cependant préciser que son nom y échappe peut-être volontairement. Car un maître ne peut alors enseigner son art à un seul apprenti, mis à part sa progéniture, selon les règles des corporations. On y fait ainsi peut-être exeption pour le bien de la colonie.
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La traversée de 1662 (à venir)

Laissé à elle même et quatre enfants, Marie Hordouille doit se tourner depuis le départ de son mari et de ses filles aînées, au cousin de son mari, et locataire du logis dépendant de la maison et cousin de Simon, Jean Garce le chirurgien du village. Au cours des mois qui suivent, Marie Hordouille lui empruntera en plusieurs fois un total de 80 livres pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants. Elle n'est pas pour autant sans ressources, car elle est propriétaire de leur maison rue Cuve du Four.

C'est possiblement le beau-cousin chirurgien qui a conseillé à Marie de retarder son départ en raison peut-être de la santé encore fragile de ses plus jeune.
Marie Hourdouille patiente donc pendant neuf mois, avant d'avoir l'assurance elle-même ou l'assentiment du beau-cousin pour entreprendre le voyage. Pour une raison que l'on ignore, mais possiblement pour s'approcher de la tante de Simon et de la mère de Jean Garce, Guillemette Vinante, le chirurgien et Marie Hourdouille se dirigent chez le notaire de Noisy-le-Sec Nicolas Poirée pour régler les affaire de la famille avant le départ définitif pour le Canada. Le 25 février 1663, Marie Hourdouille passe une Obligation du 25 février 1663 envers son beau-cousin Jean Garce [AD93 Et/CXXXV]. Le contrat est plutôt complexe, et fait l'objet de l'article «Du nouveau chez les Savard» dans les Mémoires de la SGCF, cahier 248 (été 2006). Résumons en quelques points les dispositions:
1. Marie Hourdouille reconnaît être autorisée à transiger grâce à la Procuration générale de son mari du 23 mai 1662;
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2. Marie Hordouille reconnaît emprunter 200 £ (livres tournois) de Jean Garce, dont: 80 £ emprunté depuis neuf mois, ou depuis que son mari «a quitté le pays de France», pour sa subsistance et celle de 4 de ses enfants (les aînés donc partis avec le père); 120 £ qu'elle emprunte pour subsistance future et «a les Mener et Conduire au Pays de trois rivières pays de Canada»;
3. Jean Garce déduira son loyer (voir Bail qui suit) à venir de sa créance;
4. Marie reconnaît appartenir la maison avec logis boutique et dépendance, grâce à son héritage (1545) de moitié et par acquisition de l'autre moitié (1650) de son frère Eustache Hourdouille;
5. Jean Garce versera le reste des loyers au voisin et homme de confiance Augustin Vitry quand toutes autres choses seront réglées (dont des créances mentionnées dans le Bail qui suit);
6. aucune disposition n'est prise pour la fin du bail en 1669 dans le cas où la famille ne reviendra pas.
Parallèlement à l'obligation ci-dessus, Jean Garce renouvelle son Bail à loyer de maison à cette même occasion le 25 février 1663. Lui qui occupe le logement et la boutique depuis 1657, renouvelle son Bail en fonction de l'obligation en question, pour une période de six ans. Autre que les disposition ordinaire, Jean Garce s'engage pour entretenir la maison des «grosses réparation» au besoin (normalement tâche du propriétaire), se payant sur ses loyer en concervant les reçus pour vérification ultérieure. Aussi, Jean Garce s'engage à verser les loyers à la famille par le biais des créanciers de la famille, soit les marguillers de l'église (pour des rentes sans doutes), à Jean Héricourt et à Hugues Souchet à qui sans doute la famille doit des sommes non précisées. Encore ici, aucune disposition pour la fin du bail.
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En pays de Canada (ébauche provisoire, hors étude)
Le premier signalement précisant la présence de la famille au Canada sera la rédaction du Contrat de mariage de sa fille Denise Savart à Abraham Fiset, chez le notaire Vachon le 20 novembre 1663 à Québec. Pour la mariée, sont cités comme témoins son père et sa mère, Martin Provost et Marie Olivier son épouse, Jean Provost nepveu[?] de Martin Prévost [fils de feu Nicolas et Claude Masson?], et Jacques Bussière dit Laverdure. Au bas de l'acte, on retrouve côte à côte les signatures de Simon Savart et Martin Prévost [le notaire écrit Provost, mais Martin signe Prevost]. Ils célèbrent finalement leur mariage le 5 février 1664 a Château-Richer.
Le 1er mars 1664, Simon Savart présente une Requête au Conseil Souverain pour faire distribuer "les effects que le Roy a envoyez l'année dernière en ce pays" plaignant que "tendante à ce qu'il luy fut pourveu de quelque assistance à lui et à sa femme et à cinq enfants"[JDCS][2], qui est suivi de la sommation du procureur général Jean Bourdon du 15 mars 1664 pour rendre compte des denrées arrivées et distribuées. La décision de distribuer les denrées ne se fait d'ailleure pas à la faveur particulière de Simon Savard, mais au nom de toutes les familles arrivées avec eux. Je n'ai pas retracé l'arrêté à cet effet, mais on trouve la décision par les lettres missives du Conseil adressées au Roi, et à Colbert. Dans cette première missive du 18 juin 1664, on lit: "(...) Quant aux munitions de bouche et autres commodités, comme justaucorps, souliers, bas, couvertes apportés par les mêmes vaisseaux (ceux de Gargot et Guillon), nous les avons fait distribuer aux familles pour leur subsistance pendant un an".[JDCS] Selon la description de Latour (dans Gosselin), ces vivres avait été épuisés pendant le voyage. La marchandise du Jardin de Hollande a-t-elle été entreposée à Québec? La mention au pluriel des vaisseaux lors de ce jugement semble supporter cette version, mais difficile de préciser. Au moment de ce jugement, Gargot est en route pour la Suède, d'où il reviendra malade en France, pour mourir peu après, à l'automne 1664. [DBC]


Il est donc possible que l'audience de Simon Savart devant le Conseil n'est qu'un prétexte, organisé ou pas, pour faire distribuer la cargaison entreposée du Jardin de Hollande, cargaison destinée à l'origine pour la colonie de Plaisance comme le montre les ordres du capitaine Gargot. La famille laisse derrière elle au moins une maison qui vaut environ 800 livres, mais ils ont dû vendre au préalable les pièces de terre obtenus en héritage. Difficile de savoir combien d'argent sonnant Simon transporte avec lui à son arrivé. Marie Hourdouille part de Montreuil avec au moins 120 £. Peut-être a-t-elle pu les conservés s'ils se sont joint au cortège du Conseil souverain à partir de Paris...
La famille Savard est-elle réellement démunie rendue à Québec? Délaissé depuis plusieurs années par son second mari, Marie Hourdouille passe devant le notaire Romain Becquet, du 15 mars 1676, la veuve Hordouille achète une maison pour son fils encore mineur (18 ans) Jean Savard, situé route St-Pierre en la seigneurie de St-Gabriel. Jean Savard qui est concerné n'assiste pas à cette transaction. La veuve Hordouille a-t-elle aussi acheté plus tôt une maison pour son fils aîné Simon? L'original de ce document, dont la notice a été trouvée sur la base Parchemin, devra être examinée pour les modalités de paiement, pour confirmer que la veuve jouit encore de son héritage, qui lui permet d'acquérir le futur foyer de son fils. (Je ne pourrai le faire prochainement, donc s'il y a un volontaire pour numériser le document …). Quoi qu'il en soit, ce ne semble pas être l'action d'une famille complètement démunie. On sait que la famille ne vend pas immédiatement la maison dont elle est propriétaire à Montreuil en quittant la France. Avec ses trois logis et et la boutique, sellier à vin, poulailler, pressoir vin et étable à porc, il est fort possible que Jean Garce continue plusieurs années à payer et collecter les loyers pour les remettre à Augustin Vitry en leur absence comme le prévoit l'obligation. Ce dernier, homme de confiance de la famille Savard et lui fasse parvenir régulièrement. Il y a sûrement eu quelques années difficiles au tout début, le temps que les loyers remboursent le prêt du départ à Garce. Il n’est pas exclut que Marie Hordouille repasse périodiquement en France pour gérer ses propriétés à Montreuil, jusqu’à leur vente éventuelle, actes dont l’existence restent à établir.
Notes:
[2] Jugements et délibérations du Conseil Souverain (et du Conseil Supérieur) de la Nouvelle France, vol. 1.
[3]
Dictionnaire Biographique du Canada, GARGOT de La Rochette, Nicolas, Vol. 1.
[4]
Vie de Mgr de Laval, premier évêque de Quebec et apôtre du Canada, 1622-1708. Tome premier, Auguste Gosselin, 1890.

Recherches: Denis J. Savard, 2006-2015
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