M: vers 1568 Montreuil

30. Renaud PÉPIN
(
Jacques & ___ HERVY)
métier
  • ca 1540 n Montreuil.
  • 26.3.1584 s Montreuil.
31. Thierrie LAIZIER
dite Querrii
(Nicolas & Germaine HÉRICOURT)
  • 22.1.1547 b Montreuil «Thierrie», pr Jean Joel, Thierream Lardin et Jeanne Cornu
  • 24.5.1609 d Montreuil.

M: vers 1586 Montreuil

Philippe FRÉMY
(Guillaume & Jeanne BRETEAU) veuf Jeanne VITRY
marchand viviandier

  • 18.6.1540 b Montreuil.
Enfants Pépin-Laizier:
  1. JACQUES PÉPIN n prob. entre nov. 1570 et avril 1574 [Rg lacunaires]; m avant 1600 JACQUELINE MASSON.
  2. DENISE PÉPIN n prob. entre nov. 1570 et avril 1574 [Rg lacunaires] ; m avant 1596 PIERRE SOUHAITTÉ.
  3. NICOLAS PÉPIN n (illisible) b 29 janvier 1576 Montreuil (pr Nicolas Savart et Florent de la Haye, mr Guillemette Beausse); probablement décédé jeune.
  4. NICOLE PÉPIN n 6 b 18 mai 1580 Montreuil (pr Nicolas Lesier, mr Nicole Molet et Denise Lesier); probablement décédée jeune.

Enfants Frémy-Laizier
  1. MARGUERITE FRÉMY n 9 mars b 3 avril 1587 Montreuil (pr Claude Lesur(?), mr Claude Mere(?) et Catherine Larron); probablement décédée jeune.


Preuves par présomption de la filiation entre Renaud Pépin et Jacques Pépin
- La description de la pièce de terre au Néflier déclarée par Jacques Pépin laboureur au Terrier de St-Victor en 1540, est pratiquement identique à la pièce d'un arpent de terre en la censive St-Victor que Renaud Pépin appartient de son propre, qu'il met en garantie lors du Bail à rente de maison du 7.10.1571. Tout semble indiquer que Renaud a hérité de cette terre en propre de son présumé père Jacques Pépin.
- Renaud Pépin nomme Nicole Mollet comme marraine à la naissance de sa fille Nicole Pépin en 1580. Cette Nicole Mollet est l'épouse de Jean Hervy, frère de l'épouse de Jacques Pépin selon des rentes et un transport (voir ci-bas); il semble ainsi nommer sa tante (l'épouse de son oncle maternel) à ce titre.
- A titre complémentaire, Renaud Pépin aurait nommé son fils aîné d'après son père, Jacques.
L'acte de naissance de Renaud n'a pas encore été trouvé. Renaud (Regnault) semble né vers 1540-1550, mais les registres de Montreuil sont lacunaires pour la plus grande partie de cet écart, soit entre octobre 1547 et août 1552. Bien que l'on ne connaisse pas ses parent, la reconstitution des familles de Montreuil du 16e siècle semble indiquer qu'il est bien le fils de Jacques Pépin m N. Hervy .
Par contre, on trouve le baptême de Thierrie (dit Querrie) Lesier le 22 janvier 1547 (en latin) [AD93 Rg ML], qu nous donne le nom de ses parents Nicolas Lesier et Germaine Héricourt:
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Vingesima s[e]c[on]da emsd mens[i]s January -
Per me Michaelem macee pbrm [prêtre] ac vicarium ante -
et supra scriptum Bastisata est Thierrea filia -
Nicolai lesier et germane hericourt eme uxoris -
Lenata de sacrosante par Joannem Joel Thierream -
Lardin et Joannam cornu ---

Le patronyme Lezier ou Lesier passe généralement de cette graphie au XVe et XVIe siècle à Laizier au XVIIe, avec toutes sortes d'aberrations durant la période.

Les registres sont aussi lacunaires pour la période qui nous intéresse, tant pour le mariage du couple Pépin-Lesier vers 1570, que pour les naissances présumées des deux premiers enfants. Le registre des baptêmes ne reprend qu'en 1574.
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Parmi les rares mentions de Renaud Pépin dans les sources, on le trouve comme témoin le 21 décembre 1570 lors du passage d'un Titre nouvel de rente envers la Fabrique de l'église de Montreuil [ANF S/3575/43]. C'est Jean Héricourt laboureur demeurant à Montreuil qui reconnaît cette rente. C'est un possible cousin de Thierrie Laizier, mais comme il y a quelques homonymes à cette époque, difficile de le recouper.
Le 7 octobre 1571, Renaud Pépin passe devant les notaires Trouvé à Paris pour acheter une maison d'une travée, cellier, étable à vache et à porc, sise sur la Rue du Millieu à Montreuil. Renaud passe alors un Bail à rente de maison [ANF Et/XIX/246] avec Gilles du Vaux et consorts. La maison semble donc petite, car la valeur total selon le rachat des rentes qui y sont rattachées s'élève à 180 £.  A moins que les du Vaux étaient déjà endetté envers Renaud Pépin.  Un détail cependant est particulièrement intéressant. Une des terre appartenant à Renaud Pépin de son propre est cité dans le document en garantie du bail. Or, selon la description de cette pièce et son emplacement, ceinturée de la route de St-Denis, de la mare de Saint-Victor, et des terres de la ferme St-Victor, est elle de toute évidence la même pièce déclarée en viagé par Jacques Pépin laboureur en 1540, donc son présumé père.
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On apprend, dans le Censiers de 1574 du Terrier St-Antoine à Montreuil [ANF S/4401], relevé par René Connat, que la famille tiens un quartier de terre au Luat. On y précise bien que Renaud Pépin est laboureur.  Mais sa Déclaration pour ce censier est cependant introuvable dans le carton où elles sont conservées [ANF S/4403]. Il est tout de même cité dans ce dernier terrier comme confront des autres laboureurs déclarant.
Renaud Pépin ne vit pas très vieux. Le 26 mars 1584, est enterré Regnaud Pépin, époux de Thierrie Lesier:
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Item Le Lundy vingt sixiesme jour de
mars aud[it lieu] an Mil Cinq Centz octante troys [ancien style]
avant pasques et suivant Ledict
moderne Mil Cinq centz octequattre
fut mis en terre Regnault pepin &
ya visitations et convoy de six pbres
[prêtres]
Avecques vigilles Landes / Commandaces
et messe saiche Et Le Mardy dixiesme
Jour dapvril ensSt
[ensuivant] furent faictz et acomplis
Les deux services co
[n]tenuz dedans le testam[en]t
dud
[it] deffunt Et fault faire quitance so[mm]e
toute pour le tout ensemble par les mains
de
Thierrie Lesier femme dud[it] deffunt
et executeur dud
[it] testament diceluy et
 par les mains de pierre poteron magri
[strum, (greffier)]
pour la so
[mm]e de deux escus soleil [2 Louys] Cinq
solz tournois.                                        VI  V s t
[sols tournois]

Il est malheureux que les registres de mariages cessent en 1584 pour ne reprendre qu'en 1601, car on devrais y trouver assez tôt le mariage en secondes noces de Thierrie Lesier avec Philippe Fremy vers 1585, union mentionnée lors du délaissement de 1612 qui suit. Ce Philippe Fremy pour sa part semble être le veuf de Jeanne de Vitry, couple qui a fait baptiser trois enfants entre 1575 et 1580.
Thierrie Lesier choisie comme marraine de Claire Lesier, la fille de son neveu présumé Jean Lesier m Jacquette de Vitry, le 5 juillet 1585.
Le 25 avril 1586, Thierrie Lesier est agit à nouveau nommée marraine, au baptême de Marthe Preaux, fille de Roger Preaux et de Jeanne Lardin. Elle ne semble pas parente proche.
Le couple Philippe Fremy & Thierrie Laizier donne naissance à au moins un enfant le 9 mars 1587, qu'ils feront baptiser Marguerite Fremy le 3 avril suivant.
En 1589, Thierrie Laisier rachète la deuxième partie de la maison Rue du Millieu, selon le Titre du 19 février 1608 (voir cette date).
Le 12 juillet 1603, Thierrie Laisier rédige son testament devant le messire Pierre Guérin, selon le Délaissement de 1612 ci-dessous. Cet acte n'as pas encore été trouvé.
Thierrie dit Querrii Laizier , veuve de Renaud Pépin, est citée lors d'un Titre nouvel du 15 février 1608 [AD93 Et/CXXXI/7] C'est un titre de 8 livres de rente, passé par Jacques Pépin à ladite Laisier sa mère, pour une Maison d'hotel couverte de tuiles cour et jardin située Rue du Millieu. Pierre Souhaitté genre de Thierrie est témoin et signe. On semble indiquer que la maison et terre donne sur celles de Laurent Beausse et Gilles Héricourt.  Cette rente a été constituée par Renaud Pépin de  Gille du Vaux, le 7 octobre 1571 passé devant Trouvé notaire au parlement de Paris avec Gilles du Vaux. C'est maintenant Jean Savart laboureur et Henri Bénard qui détiennent le titre. A la suite, sur l'endos de l'intitulé du document, on trouve un Transport à Pierre Souhaitté héritier de feu Quirin Laizier à cause de Denise Pépin sa femme, par Jacques Pépin son beau-frère, daté du 26 octobre 1619. Ici, Pierre Souhaitté prend possession de la moitié de la maison, ainsi que la moitié de la rente qui y est rattachée.
Pendant le relevé Terrier du fief des religieuses de l'Abbaye St-Antoine à Montreuil, le 6 juin 1608, c'est Jacques Pépin qui déclare pour sa mère. Il déclare trois pièces, dont la première «au lieu de Thierry Laisier sa mère» . Les deux autres appartiennent peut-être à Thierrie, mais comme le texte est ambibuë, c'est impossible de l'affirmer. Les trois pièces sont situé au lieu-dit Le Luat près de La Pissotte, et la première est constituée de 20 perches de terre. Les deux autres à Jacques Pépin sont d'un demi quartier (12,5perches) et 30 perches, aussi de terre. Le terme de terre ici est utilisé par opposition à vignes, jardins ou pré.
Le 22 novembre 1608 Querrii (Thierrie) Laisier réduit substantiellement la rente rente de la "maison ce consistent en corps Hotel couvert de tuiles court et jardin" à son gendre Jacques Pépin, lors d'un Titre nouvel de rente [AD93 Et/CXXXI.8]. La rente est maintenant de 50 sols de rente, et toujours dûs à Querrii Laizier, sa mère "veuve en secondes noces de Philippe Frémy". Cet acte est modifié le 26 octobre 1609, par Pierre Souhaitté qui est maintenant propriétaire de la maison avec Jacques.
Les régistres de Montreuil sont lacunaire pour les décès de 1600 à 1624, nous privant donc de l'acte de décès de Thierrie dite Querrii. Mais on sait par ce qui suit qu'elle décède le 24 mai 1609 à Montreuil.
Ce Délaissement passé par Pierre Souhaitté et Jacques Pépin le 19 mai 1612 [AD93 Et/CXXXI/14] au notariat de Montreuil, est une mine de renseignement. Selon ses dernières volontés, Thierrie Lesier désire faire dire perpétuellement une messe basse à l'anniversaire de décès. Les héritiers constituent donc une rente annuelle de 15 sols tournois envers les marguilliers de l'église Saint Pierre et Saint Paul pour défrayer les frais. On indique d'abord la date du décès de Querrie Laizier, soit le 24 mai 1609. On indique aussi que Thierrie a passé son testament le 12 juillet 1603 devant le Pierre Guérin clerc greffier, document que nous n'avons pas encore trouvé. On y trouve également de beaux spécimens des signatures de Pierre Souhaité et Jacques Pépin (ci-contre), ainsi que celle du greffier qui aurait passé le testament, Pierre Guérin. La rente est rattaché à une pièce de 10 perches de vignes au lieu-dit La Beaune. Une Copie de cette rente est d'ailleurs conservée parmi les documents de la Fabrique de l'église St-Pierre St-Paul de Montreuil [AN S/3573]. Seul le notaire Mallot signe cette copie comme la première. Son texte est rédigée par une autre main, sûrement un aide du notaire. Par contre, on retrouve annoté au bas de cette version l'annotation suivante: Copie a été baillée à Vincennes et de Pierre Nourry à cause de Claude Pépin sa femme héritière de feu Jacques Pépin son père le 23e février l'an 1651.
Les petits-enfants de Thierrie Laizier perpétuent encore cette rente le 18 avril 1654 envers la fabrique. Pierre Nourry à cause de Claudia Pepin (fille Jacques), Antoinette Souhaitté veuve Mathieu Merger, Agnès Charton veuve Eustache Souhaitté, héritiers de feu Thierry Laizier reconnaissent alors la Rente [Série S/3575]. Il est curieux que Eustache et Marie Hordoville ne sont pas ici mentionnés, étant pourtant vivant et d'âge majeur.
Ce deuxième mariage de Thierrie Lesier avec Philippe Fremy confirme que Thierrie et Querie est la même personne. Cette famille a donc laissé la progéniture suivante.

Sources:
  • Rg St-Pierre-St-Paul de Montreuil, AD Seine-St-Denis (Bobigny).
  • Minutes notariales Hierosme Mallot (Étude 131, 2E6), AD Seine-St-Denis (Bobigny).
  • Minutier central des notaires parisiens, CARAN (AnF Paris). É. LXII,
  • Fabrique de Montreuil [Caran]
  • Censiers St-Victor [Caran]
  • Rentes St-Victor [Caran]

Recherches: Denis J. Savard, octobre 2012
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