M: vers 1543 Montreuil

56. Claude SOUHAITTÉ
(
Guillaume & Catherine ...)
laboureur à Montreuil
  • ca 1520 n Montreuil.

texte.

57. Perette DARENNES
(Guillaume & Radegonde LeSUR)
  • ca 1524 n Montreuil.
Enfants:

  1. JEAN SOUHAITTÉ b 15 juin 1546 Montreuil (pr Dom et Me _ Lourinier pte et Nicolas Picquet, mr Madeleine Regnier); m Marion SYON.
  2. TOUSSAINT SOUHAITTÉ n 1 novembre 1548 Montreuil; m MARIE BOUDIN.
  3. inconnu SOUHAITTÉ? (présumé) n app. 1550 [Rg lacunaires 11.11.1548 - 6.1552]
  4. ROBERT SOUHAITTÉ b 29 janvier 1553 Montreuil (pr Robert Preaulx et Claude Beausse, mr Gillette Vienot; probablement décédé jeune.
  5. JACQUELINE SOUHAITTÉ b 7[?] mai 1556 Montreuil (pr Noel Vergier, mr Jacqueline Boucquot et Marguerite Lemaistre); probablement décédée jeune.
  6. MARIE SOUHAITTÉ b 7 février 1560 Montreuil [lecture difficile] (pr Jean Geoffrillon, mr Marie Fremy et Marguerite Gaudin); probablement décédée jeune.
  7. MARION SOUHAITTÉ n 29 b 30 avril 1561 Montreuil (pr Pierre Bénard, mr Marie Le Gillon et Marie Chevalier); probablement décédée jeune.
Bien qu'il s'agisse de deux familles du coin, on ne trouve pas leur mariage au registre à Montreuil, car des pages ont dû être détruites, arrachées, voir volées. Il y a en effet quelques lacunes intempestives et fort ennuyeuses dans ces registres, notamment en mai et octobre 1543, de janvier 1544 à octobre 1546. On ne peut que le déplorer.
Le patronyme Souhaitté à Montreuil au début du XVIe siècle est encore très rare, ce qui laisse supposer une arrivée relativement récente dans le secteur. Il ne semble exister qu'une seule fratrie Souhaitté vers 1551. Certains faits nous permettent de croire qu'ils sont les enfants de Guillaume Souhaitté & Catherine N., lui même fils de Simon qui semble seul de sa génération, mais qui tient des pièces de terre à la ruelle des Caillaux à Montreuilet d'autres à Fontenay.
pièce
• Un Souhaitté plus ancien a été trouvé cité postume au village voisin de Fontenay. Henry Lemaistre paye le
cens sur une pièce en 1527 «à cause de sa femme de laquelle avait épousé auparavant Guillaume Soubhaitté tant pour la part de sa femme que pour la part des mineurs». Comme on précise que ce Guillaume Souhaitté a une descendance vivante en 1527, et que les membres de la fratrie Souhaitté connus commencent à se manifester dans les sources à partir de 1539, la chronologie s'accorde parfaitement avec l'hypothèse selon laquelle les membres de la fratrie soient les mineurs cités mais pas nommés en 1527.
• Une Marguerite Lemaistre est marraine de Marguerite Darennes fille Jeanne Souhaitté en 1543, puis de Jacqueline Souhaitté fille de Claude en 1556. Sans doute parente de Henry Lemaistre.
• Jacques Souhaitté semble nommer une de ses fille Guillemette, présumément en l'honneur de l'aïeul.
Claude Souhetay semble donc fils de Guillaume Souhaitté & Catherine sa femme. Il apparaît par ailleurs à plusieurs reprises dans les actes des registres de Montreuil. Il doit naître vers 1510-1515, possiblement dans le village voisin de Fontenay-sous-Bois où Guillaume Souhaitté tient des terres.
Perrette Darennes, sa femme, est la fille de Guillaume Darennes le greffier & Ragonde LeSur, selon la vente de 1551 qui suit. Elle semble naître vers 1520 approximativement à Montreuil.
La première mention de Claude Souhaitté à Montreuil est signalée alors qu'il est parrain au baptême de Agnès LeMaistre, fille de Pierre & Catherine Peroust, le 11 août 1536 [AD93 Rg ML].
Perrette est citée de son côté le 30 janvier 1541 comme marraine au baptême de Jean Boucot fils de Pierre & Catherine Darennes.
Perrette est encore nommée marraine le 1er avril 1543 au baptême de Marguerite Darennes fille de Nicolas (son frère présumé) et Jeanne Souhaitté, et encore le 23 mai 1543 au baptême de Denis Prévost fils de Nicolas et Jeanne Ligier. Choix populaire car elle est à nouveau appelée le 14 août 1544 comme marraine au baptême Marion Couturier fille de Claude et Colette Darennes.
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Le 6 avril 1551, Claude Souhaitté laboureur, demeurant à Montreuil, et son épouse Perrette Darennes vendent une pièce de 10 perches de vigne au lieu-dit de Les Blanches Vignes à Montreuil, à un marchand drapier de Paris du nom de Nicolas Picquet, dans un Acte de vente [AN Et/III/40]. La fille du greffier prend les choses en main et sous l'autorisation de son mari, c'est elle qui transige avec Nicolas Picquet un marchand et bourgeois de Paris. Picquet est un ami de la famille, peut-être même un parent, car il est le parrain de Jean Souhaitté fs Claude en 1546. Cette pièce qui provient du patrimoine Darennes, est chargée d'une rente, que Perrette partage avec son présumé beau-frère Claude Couturier époux de Colette Darennes. Cette terre fait parti d'un fief mouvant dont l'évolution est très diffficile à suivre. Selon Sabine Pesier, ce lieu-dit des Blanches Vignes appartient au Collège de beauvais. Il est du fief des chanoines de Saint-Thomas-du-Louvre en 1543. Sur notre acte, on raye Saint-Thomas-du-Louvre pour Sainte-Barbe-les-Pins dont nous connaissons peut de choses. Il s'agit peut-être du Collège de Sainte Barbe. Les biens de l'église étaient ainsi éparpillés pour assurer des revenus aux différente communautés. Le nom des Blanches Vignes vient du fait que le lieu-dit se situe tout près d'une plâtrière qui dois semer au vent une poussière blanche qui se dépose sur les vignes.
On trouve ensuite, le 26 décembre 1551, Claude Souhaitté, laboureur à Montreuil, passe une Vente de biens meubles de succession à Robert Roux, laboureur de La Pissotte [AN Et/XIX/101]. Dans la base Arno des Archives Nationales qui recense cet acte, on est muet quant à la filiation de Perrette. Mais après l'examen de l'original, l'acte précise que Perrette est bien le fille de Guillaume Darennes le greffier, enterré trois jours plus tôt. L'épouse du greffier est Ragonde LeSur. On vend la part d'héritage de Perrette de son défunt père pour 30 livres tournois. Ce greffier, qui nommé Guillaume le jeune lors de la censive de 1537 du fief Décanal (possiblement fils ou frère d’un autre Guillaume), est devenu l’aîné dans cet acte 1551 par rapport à son fils qui fonde un foyer autour de 1538.

Recherches: Denis J. Savard, octobre 2012
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