Robert
Masson est
né le 4 août 1576, à 5 h du matin précise-t-on, et baptisé
le même jour. Il est le fils de Jean Maçon & Nicole Le
Maistre.

Le baptême de Claude
Guérin n'a pas été trouvé non plus.
Elle semble né vers 1574 alors que registres sont
lacunaires. Selon l'étude sur sa filiation, elle semble bien la
fille de Guillaume Guérin et Perrette
Vitry
Robert
Masson porte bien son nom, car
comme ceux de sa branche, est maître maçon.
Il
épouse vers
1599 Claude
Guérin, un acte inconnu car les registre sont lacunaires
pour cette période.
Pierre
Souhaitté marchand savetier et Robert
Masson maçon se trouvent ensemble et signent comme
témoins lors d'un Titre
de rente du 30 mai 1605 par Pierre
Bescheux, serviteur de madame la duchesse d'Angoulême
[AD93/2E6.1/cxxxi.1 tabellionage Montreuil].

Pierre Shouhaitté est le
grand-père de Marie Hordouille femme
Simon Savard (famille immigrant en
Nouvelle-France en 1662 et 1663). Il est aussi par sa
femme Denise Pépin beau-frère de Jacques Pépin, qui est
le beau-frère de Robert Masson à cause de Jacqueline
Masson sa femme. C'est la famille Pépin et Laizier (ou
Lesier) qui est impliqué dans cette rente en question.
Le serviteur de la duchesse est l'époux en secondes
noces de Anne Breteau, veuve de Nicolas Laizier, frère
de Thierrie dite Querry
Laizier, mère de Jacques Pépin.
Pierre signe le titre, alors que Robert se contente
d'apposer son paraphe caractéristique (à droite).
On trouve d'abord la marque de Robert Masson
le 1er juin
1605 [Et/CXXXI.1], alors qu'il
assiste à titre de témoin à un
Report de rente
par son gendre
Jacques Pépin envers Marie
Boudin. Le tout se passe dans la
demeure de Pierre
Souhaitté fils Marie Boudin, et beau
frère de Jacques Pépin par son épouse Denise Pépin. Si
Gaston Guay n'est pas parent de sang avec Simon Savard
et sa femme, il l'est ici par affinité. Comme on connaît
plus tard sa signature, l'exemplaire ici ne semble
montrer que son paraphe, son nom ayant été ajouté par le
notaire pour l'identifier.
On fait appel à l'expertise de Robert Masson
le 12 février
1607, alors
que l'on passe un
Marché de maçonnerie
[AD93/2E6._/5] à
la requête Eustache Houdard. Le contrat est pass entre
Robert et Simon Durant, commissaire de la succession de
feu Nicolas Beausse, vraisemblablement celui marié à
Sulpice Vié, dont les enfants ne semblent pas survivre.
Germain Minguer, qui est aussi le procureur fiscal du
baillage à cette époque, est aussi cité comme curateur
de la succession de Beausse. Selon ce contrat, Robert
Masson doit refaire de neuf les deux tuyaux des
cheminées de la maison, sise Rue Cuve du Four. Il doit
aussi refaire la couverture, refaire le contremur des
cheminées, mettre une goutière à la toiture, soit
d'environ 20 pieds de longueur, réparer le plancher de
la petite chambre, refaire les cadres des fenêtres et
réparer les marches qui sont rompues. Le maçon doit
aussi fournir les matériaux pour la besogne. Robert
touchera, une fois les ouvrages accomplis, la somme de
31 £. Au bas du contrat, Robert ne signe pas son nom
complet, mais il appose son paraphe, bien
reconnaissable.
Robert
Masson acquiert un jardin à Montreuil le
4
novembre 1607, comme on l'apprend lors
d'une
Vente de jardin
[AD93/2E6._/6]
par Nicolas Thioust et sa femme Perrette Préaux à Robert
Masson, maçon. Il s'agit de 7,2 perches de jardin et
masure, sur la Rue du Pré, en la censive de Monsieur
dudit Montreuil. La mesure est erronné sur l'endos, mais
on a corrigé et précisé dans le texte. Il y est noté «7
perches et une cinquième partie de (une) perche». Robert
Masson paye 18 £ pour cette pièce.
Comme de
nombreux Montreuillois, Robert Masson passe devant Jérôme
Mallot notaire à Montreuil pour déclarer ses terres
aux Terrier
de 1608 de la
seigneurie des Dame de St-Antoine à Montreuil [ANF
S/4403/Rg1608]. Le 3 juin
1608, Robert
Masson maçon demeurant à Montreuil déclare qu'il est
propriétaire d'un demi quartier de vignes au lieu-dit Le
Soussy. La pièce tient d'une part à Guillaume Héricourt,
d'auter au Grand Sentier, abouttissant par haut à Robert
Chauvin et par bas à Robert Lardin. Comme il s'agit d'un
registre des déclarations, il ne signe pas sur le document
trouvé.
Le 14 février
1610, Robert
Masson et Jacques Pépin viennent à l'aide de leurs cousines
par alliance, les soeurs Prévost. Lors d'un
Transport, ils rachètent la part et
portion d'une rente dûe envers Nicolas Regnard
[AD93/2E6._/7]. Selon toute vraisemblance, le père de
Robert, Jean Le Masson, tenait une partie de cette rente
à cause de son deuxième mariage avec Marion Syon. Marion
est la soeur de Nicole Syon, belle-mère de Jean Bailly
(m Philippa Prévost) et de Barthélemy Fournier (m Marie
Prévost). Les filles Prévost et leurs maris se portent
aussi fort de leur soeur Marguerite Prévost, célibataire
mais d'âge majeur. Masson et Pépin paient 30 livres
tournois pour le rachat, prenant effectivement pour eux
la part (le quart?) d'une rente qui semble avoir été
fondée par l'ancêtre Nicolas Syon plusieurs années
auparavant. Le texte ne mentionne pas qui tient les
autres parts de la rente. Comme le montre la
suite, cette question est fort
complexe.
Le
5
mars 1611,
Robert Masson et Jacques Pépin à cause de Jacqueline Masson
sa femme paient Nicolas Regnard 90 livres pour un rachat
(ou est-ce un paiement d'arrérages?) de la rente cité en
février 1610. La Quittance
délivrée par
Regnard à cette occasion est citée et annullée quatre ans
plus tard. L'original n'a pas été retrouvé, mais cette
quittance est mentionné dans la cession de droit d'hypothèque
du 16 mars 1615
plus bas [cité AD93/2E6._/20].
Le 18 janvier
1613 ,
Robert Masson maçon et son beau-frère Jacques Pépin à cause
de sa femme Jacqueline Masson, passe chez le tabellion pour
faire passer une
Renonciation
[AD93/2E6._/13]
de la succession de Jean Le
Masson, maçon, leur père. Cet acte
prouve la filiation de Robert et de sa soeur, mais sans
nommer leur mère. Jacques Pépin est très impliqué dans
les affaires de la famille Hordouille (ancêtres
des Savard canadiens), à cause de sa
soeur Denise Pépin
grand-mère
de Marie
Hordouille. On n'indique pas qui
profitera de cette renonciation, et l'inventaire de la
succession de Jean Masson n'est pas non plus précisé.
Le 10 décembre
1613, Robert
Masson et Jean Chauvin sont appellés à évaluer l'état d'une
maison de la Rue Saint-Père, et rédigent un
Rapport de visitation
[AD93/2E6._/17].
Le tout est effectué à la requête de Pierre Thioust fils
de Pierre et Thomasse Savart. Masson est appelé à cause
de son expertise comme maçon pour évaluer la maison,
alors que Chauvin laboureur est plutôt affecté à évaluer
le jardin dépendant de la maison. Bien que les biens ne
sont pas du patrimoine Masson, il en demeure intéressant
de suivre Robert dans sa visite. La maison semble à
l'abandon depuis quelque temps car Robert maçon la
décrit, comme pour l'étable à vache, comme étant en
«péril éminent». Mais la maison en question semble
avoir connu des plus beaux jours. En effet, ont décrit
le sous-sol en voûte, soit une fondation solide en
pierre avec des voûtes pour supporter le plancher du
rez-de-chaussé (bouge bas). Personnellement, c'est la
première telle mention pour une maison de Montreuil.
Selon les fouilles archéologique en cours sur la Rue de
L'Église, il y là une très ancienne maison où habitait
la duchesse d'Angoulême qui montre une fondation en
pierre. Mais autrement cela demeure un fait rare. Robert
Masson signe en fin du rapport (ci-contre).
Le 16 mars
1615, on
retrouve au notariat de Montreuil un
Cession de droit
d'hypothèque [AD93/2E6._/20], dont la
porté précise m'échappe. Les consorts Masson sont
impliqués, soit d'emblée Rémy Traverse à cause de
Pierrette Masson sa femme, puis Jacques Pépin à cause de
Jacqueline Pépin sa femme et Robert Masson. Traverse et
sa femme cède d'abord leurs droits de fidéjussion au
bailleur de la rente Nicolas Regnard sur la
maison près du Carrefour Grégoire pour s'acquitter de
(leur part?) de la rente. A leurs tours, Robert Masson
et Jacques Pépin renoncent aussi aux droits
d'hypothèques, et reconnaît avoir reçu d'eux 90 livres
tournois 4 ans plus tôt (rachat de parts?). Regnard doit
rembourser de cette somme 15 livres à Masson et Pépin...
Les parties reconnaissent ensuite être quitte et se
désistent du procès intenté dans cette affaire. Les
sources judiciaires photographiés qui attendent d'être
relevé nous renseigneront peut-être d'avantage sur ce
casse-tête. Il n'est pas clair si les consorts Masson
abandonnent complètement la maison au créancier ou si la
rente est effectivement rachetée. Si vous avez un avis
sur l'interprétation de ce document, merci de le
partager. On retouve le paraphe de
Robert Masson trois fois dans les marges en raison
d'ajouts au texte (numéros correspondants), puis sa
signature et paraphe à la fin du document.
Le 22 décembre
1615, Robert
Masson vient en aide à une veuve probablement mal en point
après le décès de son mari. Robert prête, par le biais
d'une Constitution
de rente, 73 livres 10 sols tournois à
Marie Chevreau, veuve de Guillaume Bonvallet. Cet acte n'a
pas encore été retracé, mais il est cité plus loin (voir le
19 juillet 1624).
Le 14 janvier
1616, Robert
Masson achète une Rente
de Jean Vallet et
Jeanne Brigaude sa femme [citée AN S/3573 traité du
10.12.1664]. Vallet s'engage à payer la rente annuelle de
6£ 5 sols tounois annuellement à Robert Masson. Robert
semble ainsi avoir payé 100£ pour cette rente, façon de
placer son argent contre intérêt masqué en rente, évitant
ainsi d'enfreindre le droit canon qui interdit les prêts
contre intérêt. C'est aussi signe que du moins à cette
époque, la famille semble à l'aise au point où elle peut
accumuler la richesse. Cette rente est cité près d'un
demi-siècle plus tard dans un Traité passé pour sa fille
Claudia Masson et ses consorts, le 10 décembre 1664, donc
les autres détails me sont inconnus.
Cette rente de 6£ 5 sols tournois est le
sujet d'une Cession
l'année suivante,
soit le 4 décembre
1617, par
Robert Masson au profit de la Fabrique de l'église de
Montreuil [citée AN S/3573 traité du 10.12.1664]. S'il
s'agit d'une nouvelle fondation de messe, on ignore à quel
défunt elle s'applique. Robert Masson verse peut-être cette
rente pour répondre à des rentes existantes héritées, ou
d'un simple don pour un meilleur banc à l'église. Cette
cession n'a pas été retracée, mais est cité lors du Traité
pour Claudia Masson sa fille en 1664.
Après avoir des des travaux de réparations au
logis de Pierre Berthault pour la somme de 12 £ à une
maison appartenant à André
Hordouille ancêtre des Savard
canadiens, Robert Masson maçon est appelé à témoigner
par Berthault qui intente un procès contre Hordouille
pour se faire rembourser les travaux et matériaux. Son
témoignage est accomgagné de sa signature dans la
Minute d'enquête
du
11 avril
1622. [AN
Z/2/2500]
Le
27 novembre
1623, Robert
Masson s'entend avec Guillaume Chauvin pour une somme due
en raison de travaux de
maçonnerie et de couverture effectués pour Chauvin. Ayant
perdu le marché passé à l'origine de cette transaction,
Robert doit faire rédiger cette Obligation pour la somme en créance,
soit 160 £ (livres tournois) [AD93/2E6._/30]. Guillaume
Chauvin doit rembourser la somme à la Saint-Martin
d'hiver prochain, soit le 11 novembre 1624. Robert
Masson ajoute son paraphe (à gauche) à une note
marginale en première page, puis signe avec les témoins
à la fin de l'acte (à droite).
Le 8 décembre
1623,
Jacques Pépin époux de Jacqueline Masson et Robert Masson
passent un Titre nouvel de rente
[AD93/2E6._/32]
à Michel Lanardre à Louvres en Parisis. Bien que la
rente est commune, elle est rattachée à chacune de leurs
maisons. Il s'agit d'une de maison sur la Rue aux Oues
(Ours/Franklin) de Robert Masson, et de la maison Rue du
Milieu (Av. Prés. Wilson). Lanardre, qui semble avoir
épousé une Montreuilloise, a obtenu cette rente de 7 £
(livres tournois) 10 sols tournois par transport de son
beau-frère Martin Vitry.
Le
22 décembre
1623, Robert
Masson s'entend avec son beau-frère Jacques Pépin pour
un Marché et ouvrages de
maçonnerie [AD93/2E6._/32]. Jacques
Pépin veut remplacer son étable pour une grange dans la
cour de son logis de la Rue du Milieu. Certains détails
nous manquent à cause de l'état détérioré du document,
replié sur lui-meme en plusieurs endroits en bas de
page. En plus de la modique somme de 27 livres que
Jacques doit débourser, il accepte aussi de prendre à
son unique charge la rente envers Michel Lanardre passée
deux semaines plus tôt. En marge du document, Robert
Masson passe une quittance pour les 27 livres reçus de
Jacques Pépin, le 22 _ [déchiré] 1624
(signature
de gauche).
Le 19 juillet
1624, Robert
Masson semble être à court d'argent sonnant. À cette date,
il monnaye la rente passée neuf ans plus tôt, dans
un Transport de rente
[AD93/2E6._/34]
à Suzanne Savart, veuve de feu Guillaume Héricourt. La
rente est toujours due par Marie Chevreau, la veuve du
praticien Guillaume Bonvallet. Robert Masson obtient
donc du coup 73 livres 10 sols tournois de Suzanne
Savard. La filiation de cette Suzanne Savard est
toujours inconnue, à savoir si elle est parente des
Savard canadiens.
Robert Masson passe un Marché de maçonnerie
[AD93/2E6._/35]
avec un clan Girard, le 10 février
1625.
Romain Le Roux [veuf de Marguerite Prévost m1 +Louis
Girard], Philippe Chauvin pour sa femme Nicole Girard,
Louis Hénault pour sa femme Marguerite Girard, et
Pierre Prévost
agissant comme
tuteur et curateur de Pierre Girard, enfants de feux
Louis Girard & Marguerite Prévost, sont les preneurs
de ce marché. La signature de Pierre Prévost démontre
qu'ils s'agit de Pierre Prévost fils Martin, oncle
maternel de l'enfant, l'ancêtre commun de
Martin
Prévost, de Jeanne Prévost m Gaston
Guay et de Nicolas Durant
par sa mère. Il
s'agit d'un marché de maçonnerie, pour des travaux
importans à la propriété des consorts Girard et leur
maison Rue du Pré, pour la somme de 127 livres tournois.
La moitié pendant les travaux, l'autre moitié à la
St-Martin d'hiver (11 novembre). Les ouvrages doivent
être complétés avant Pâques. Robert Masson y appose sa
signature, comme de Pierre Prévost (voir sa page à cette
date).
Robert Masson est cité comme témoin le
3
novembre 1625 lors d'un Bail de loyer entre Jacques Pépin pour
feu Quentin
Hordoville avec François Fruitier. Il
n'est pas mentionné autrement dans ce bail qui concerne
une petite maison Rue Cuve du Four, voisine de Jacques
Fruitier, mais on y retrouve sa signature, cette fois
peu soignée.
Robert Masson assiste encore
comme témoin lors d'un Accord le 23 janvier
1626 entre Jacques Pépin
et André
Hordoville, pour des travaux non
complétés par le fils de ce dernier, Quentin
Hordovile, puisqu'il est décédé de la
peste avant de pouvoir compléter les travaux. On
retrouve encore sa signature.
L'expertise de Robert Masson et de son compagnon
maçon Jean Hure est requise le 18 juin
1629,
lorsqu'ils doivent effectuer un Rapport de visite
de la maison des
héritiers de feu Pierre
Souhaitté, ancêtre des
Savard canadiens. Ces derniers
veulent savoit si la maison sise Rues aux Oues peut être
divisée en trois parties. Ils déterminent que non.
On demande encore l'assistance de
Robert Masson le 8 avril
1630 quand
Jacques Pépin passe une Transaction
et accord [AD93/2E6._/48] pour acheter à
crédit 27 muids de vin (chaque muids comprend environ 274
litres) qu'il doit vouloir vendre dans sa boutique.

Robert Masson s'y retrouve deux fois comme témoin avec sa
signature, dans cet acte en plusieurs parties.
Robert est
cité dans un acte du 10 juin
1630 [AD93/2E6._/48] Jacques Pépin
porte Plainte
en justice contre Guillaume Chauvin
(parent de Suzanne?) car il le soupçonne de pas lui avoir
rendu sa bourse tombée chez Pierre La Haye tenancier de
l'estaminet du coin. Robert
Masson et
Nicolas Durant fs Nicolas font une déclaration en sa faveur
et ils sont dits âgés respectivement de 50 et 56 ans.
Le 28 juillet
1631, Robert
Masson achète une vigne de Simon Savart, praticien de la
Justice à Montreuil et Symone Callyard sa femme, lors
d'une Vente de vignes
[AD93/2E6._/51].
Non, ce n'est pas le pionnier Savard canadien (ni son
père): il y a plusieurs homonymes à l'époque. Robert
achète 10 perches et demi de vignes au lieu-dit Le Clos
de Brie, pièce qui sur le chemin qui conduit à la
fontaine du Gobetu (autre lieu-dit). La somme payé est
de 33 livres, mais selon un ajout en fin de contrat, ils
semble que Robert a aussi payé en nature, soit par une
quantité non précisée de vin. Robert qui exerce toujours
son métier de maçon semble agrandir son patrimoine pour
préparer sa succession. Sa main d'écriture soudainement
incertaine indique-t-elle un mal passager?
Le 28 janvier
1635, Robert
Masson assiste comme témoin à la Quittance
d'un
Accord entre le beau-frère Jacques
Pépin marchand à Montreuil avec Simon Savart le
praticien [AD93/2E6.29/60]. Ce contrat a été traduit au
temps où l'on pensait que le praticien pouvait être le
père de l'immigrant, ce qui ne semble pas le cas. Suite
à une cause en justice jugée en sa faveur le 15 janvier,
le praticien doit encore 22£ à Jacques Pépin. A la suite
sur le même document, Robert Masson est témoin lorsque
Jacques Pépin passe la quittance de la somme restante.
15.1.1635 /60/i] Accord - Jacques PÉPIN marchand
Montreuil; Simon SAVARD praticien Montreuil; Robert
Masson témoin.
Robert pratique toujours son métier à un âge
avancé, après plus de 35 ans, comme le démontre l'acte qui
suit. Le 15 janvier
1636, Robert
Masson maçon établit un mémoire et Devis en préambule
d'un Marché d'ouvrage de
maçonnerie [AD93 2E6/CXXXI.63] pour
Nicolas Houdart et son logis de la Rue Marchande. En
fait, c'est presque toute la maison qu'il faut démolir
pur la reconstruire. C'est une maison relativement
grande avec ses deux travées et ce sont donc des travaux
importants. Robert Masson, alors âgé de 59 ans, dois
compter sur l'aide d'un compagnon ou apprenti, mais le
contrat est muet à ce sujet. Le voisin de Nicolas
Houdart, le sieur Pavillon, est Etienne Pavillon
seigneur en partie de Montreuil. Il est receveur des
restes des officiers de la chambre des comptes puis
correcteur, et a accès aux plus hautes sphères
d'influences. L'année suivante en 1637, son fils
Nicolas Pavillon, un proche de Richelieu est
nommé évêque d'Alet. Son petit-fils Etienne Pavillon sera élu à la septième
chaise de l'Académie française en 1691. La dernière page
de l'acte a été malencontreusement sautée à la
numérisation, donc pour sa signature c'est pour une
autre fois.
Malgré son âge, Robert investit dans le
patrimoine immobilier de la famille. Il profite de la
situation difficile dans laquelle semble se trouver Clair
Verneau, un jardinier de Montreuil. Ce dernier est
propriétaire de plus d'un arpent et demi de terre au Luat,
chargé de rentes importantes. Verneau passe une
Vente de terre
le
1er
février 1638 pour la moitié de cette
pièce soit 3 quartiers - à Robert Masson, pour la somme
importante de 600£ (livres tournois)
[AD93/2E6.31(CXXXI.63)]. Vienot ne verra pas un denier
de cette somme. D'abord, 288£ sont déduites pour la
rente annuelle de 18£ due à Madeleine Le Houp, veuve
d'honorable homme feu Jean de Biez. Ensuite, de la même
façon, 208£ sont déduites pour une rente de 13£ due à
Jean Berthault (ou Breteau) marchand à La Pissotte.
Robert reprend à son nom ces rentes. Pour les 108£
restants, Robert Masson s'engage à payer une autre rente
due par Verneau, de 18£ à François Fayal un bourgeois de
Paris, soit logiquement pendant 6 ans, sans intérêt
ajouté sur le solde. Comme son fils Jean Masson est
maçon de métier, on peut penser que Robert Masson entend
léguer ces terres à son gendre Nicolas
Prévost. La suite le démontrera
peut-être... Il est intéressant de remarquer que Robert
Masson semble avoir de plus en plus de difficulté à
signer son nom, ou est-ce simplement une journée
froide... Mais on reconnaît toujours son paraphe.
L'année suivante, Robert Masson s'en tient à des
travaux moins important. Le 23 février
1639, Robert
masson passe un Marché d'ouvrages
dans la demeure
de Denis Chevreau fils de Claude, comme l'indique le
contrat passé chez le tabellion du village. Robert est
chargé de construire «une montée» du bouge bas à la
chambre de la maison de Denis Chevreau. Il doit
commencer les travaux immédiatement et les continuer
jusqu'à ce qu'ils soient complétés. Chevreau s'engage
pour sa part à payer 42£ pour les travaux, soit la
moitié au début des travaux et l'autre moitié à la fête
de la Saint Jean Baptiste.
Au bas de ce
contrat, on trouve la Quittance
de Robert Masson
envers Denis Chevreau, pour les 42£ payés, en date
du 9 juillet
1639. Bien
que Chevreau paie en retard, au moins il a les liquidité
pour payer pour les travaux. Ce n'est pas le cas l'année
suivant pour des ouvrages plus importants entre les deux
parties. Robert signe sur la même page le contrat puis la
quittance.
Entre temps, Robert Masson accompagne encore
Chevreau quand ce dernier achète des matériaux pour la
construction d'une clôture (mur) dans son jardin, au
passage d'un Marché
le
1er mai
1639 [AD93/2E6.35/71]. C'est sans
doute Robert Masson qui effectuera les travaux, mais le
contrat pour les ouvrages en cours sont muet à ce sujet. Ce
mur est sûrement la source de la dette de 100£ pour
laquelle s'engage Chevreau à peu près au même moment. C'est
Nicolas Déry et Jean Caul, des plâtriers à Montreuil, qui
fourniront les matériaux de pierre et de plâtre. Robert
Masson et son fils Jean signent le contrat comme témoins.
Robert Masson entreprend et valoriser son
jardin de sa maison de la Rue aux Oues (Rue Franklin). Mais
le jardin est accessible par tous les voisins qui y passent
régulièrement. Sans doute que la cour était «commune» avant
qu'elle ne devienne à propriétaire unique. Robert dépose
une plainte pour faire valoir ses droits avant d'en venir à
un Accord le 9 octobre
1639 avec
ses voisins et ainsi éviter un procès [AD93/2E6.35/72].
Les voisins doivent faire boucher les issues qui donnent
sur le jardin. Même le trou des fenêtres trop basses
doivent comblées.
Le même jour, Robert Masson s'associe avec
Thomas Vitry pour reprendre à viager du sieur Grillard la
plâtrière de la Rue aux Oues (pas au plan Pesier). Ces
pièces n'ont pas cultivées depuis quelques années et
doivent être remis en était. Il doit s'agit d'une
proposition profitable, car ici Vitry et Masson se servent
d'intermédiaires pour exploiter la carrière. Le
13 octobre
1639, Robert
Masson et Thomas Vitry loue ces pièces lors d'un
Bail à loyer
au vigneron
Clair Verneau pour une période de 3 ans
[AD93/2E6.35/72]. Bien qu'on ne précise pas les
l'emplacement des pièces ni leur état en en friche, les
obligations rattachés au bail reflète la remise en état
d'une pièce abandonnée en nouvelle vignes. Ce document
comporte un pli au centre (comme on peut voir sur le «R»
de la signature de Robert) qui rend l'interprétation de
certain passages problématique. Pour la pièce qui borde
la plâtrière, il y a même un clause qui prévoit la
possibilité un affaissement de terrain dans la
plâtrière, où le loyer serait ajusté en conséquence.
Le 14 octobre
1639, Robert
Masson et Thomas Vitry poursuivent l'organisation de la
plâtrière, mais le langage technique de ces actes rend
leurs compréhension plutôt difficile. Dans un premier
temps, Robert et Thomas passent un Marché d'ouvrages
avec Clair
Verneau, Toussaint Vitry, Etienne Bitorne et Noël
Guérin, carriers et plâtriers de Montreuil, pour la
(sous réserves) «découverture d'un pilier (pallier?) de
pierre de plâtre» [AD93/2E6.35/72]. Si je comprend bien
le texte, Masson et Vitry veulent agrandir
l'exploitation de la plâtrière. Les «entrepreneurs»
carriers doivent en principe retirer les sédiments de
surface pour exploiter le plâtre qui de trouve en
dessous pour mieux les exploiter. Le gendre de
Robert, Nicolas
Prévost, est présent comme témoin
et signe l'acte (voir ce chapitre). Robert Masson semble
passer une mauvaise journée car sa signature montre des
signes de tremblements, absents la veille.
Le même jour, toujours le 14 octobre
1639, Robert
Masson et Thomas Vitry passent un Accord avec les carriers pour
exploiter les pierres excavées, soit les concasser, les
cuire sur le lieu puis les réduire en poudre
[AD93/2E6.35/72]. Les carriers seront payés au fur et à
mesure qu'il livreront le plâtre fini au maçon et au
marchand.
Toujours concernant la même propriété,
Robert Masson et Thomas Vitry trouvent un nouveau
locataire pour un des logis de la maison de la
plâtrière, en Etienne Beuret le 23
octobre 1639. Les parties passent
un Bail
à loyer de logis devant le notaire Jean
Malot, pour la somme de 75£ annuellement
[AD93/2E6.35/72]. Etienne Beuret, charpentier, doit
laisser ses voisin aussi locataires venir cuire leur
pain dans le four de la maison.
Le 24 novembre
1640, Robert
Masson maçon achète une nouvelle rente lors d'une
Constitution de rente
de Denis
Chevreau vigneron de Montreuil [ANF S/3573, cité traité
1664]. La rente est constituée quand Denis Chevreau, qui
a engagé Robert Masson pour des travaux de maçonnerie
dans sa demeure, mais le constituant n'arrive pas à
payer. Comme on vient de le voir, c'est sans doutes por
l'édification du mur dans le jardin. Chevreau doit
débourser 111 sols 1 denier tournois annuellement à
Robert Masson, jusqu'au rachat éventuel de la rente pour
les 100£ dus. Cette rente, d'abord identifiée dans
le Traité de 1664 pour sa fille, a été retracé
dans les fonds de la Fabrique de Montreuil. Cette copie
n'est pas signée, mais la minute conservée chez le
notaire devrait l'être.
Robert
Masson sent la fin approcher quand le 16 août
1641 il fait
venir le vicaire pour rédiger son Testament
[cité ANF S/3573
1664]. La coutume d'alors veut que le curé ou le vicaire
rédige les dernières volontés du mourant. Ces testaments
n'ont pas été conservés, mais ils sont souvent cités dans
les legs conséquents. Ici, ce testament est mentionné
au Traité de 1664, et le sera aussi au
Délaissement de 1653, sur lequel je reviendrai sous peu.
Au testament, Robert fait don de la rente de 111 sols 1
dernier à l'Oeuvre et la fabrique de
Saint Pierre Saint Paul de Montreuil sur le bois de
Vincennes, pour fonder une messe à sa
mémoire. Mais il semble que ce délaissement n'aura lieu
que 12 ans plus tard. Histoire à suivre.
Claude Guérin serait décédée
le
23 mars
1646 à
Montreuil.
Robert
Masson semble survivre plusieurs années, mais peut-être
sans ses moyens. Le 11 novembre
1653, après
son décès, ses héritiers passent une Fondation de quatre messes basses
pour la mémoire
de Robert. La date tardive laisse penser que Robert a
survécu jusque là, à moins que ses héritiers ont
simplement fondé les messes avec beaucoup de retard...
Enfants de
Robert Masson et Claude Guérin:
1.
Nicolas Masson o 13 avril 1600
Montreuil (Pn Nicolas Thevenart et Jacques Pépin, Mn Jeanne
Guérin); probablement décédé jeune.
2.
Jean Masson o 11 mai 1601
Montreuil (Pn Remi Travache et Denis Vitry, Mn Jacqueline
Guerin); probablement décédé jeune.
3.
Jean Masson o 4 mars 1603
Montreuil (Pn Jean Hure et Claude Vitry, Mn Jacqueline
Masson); vivant en 1653.
4.
Claude Masson
(fille) o 8
mars 1605 Montreuil (Pn Claudia Prévost et Denis Savard,
Mn Jacquette Larron); m avant 10.9.1625 (oo1)
Nicolas
Prévost.