Par contre, on trouve le baptême de Thierrie (dit Querrie) Lesier le 22 janvier 1547 (en latin) [AD93 Rg ML], qu nous donne le nom de ses parents Nicolas Lesier et Germaine Héricourt:

Vingesima
s[e]c[on]da emsd mens[i]s January -
Per me
Michaelem macee pbrm [prêtre] ac vicarium ante
-
et
supra scriptum Bastisata est
Thierrea filia
-
Nicolai lesier et germane
hericourt eme
uxoris -
Lenata
de sacrosante par Joannem Joel Thierream
-
Lardin
et Joannam cornu ---
Le patronyme Lezier ou Lesier passe généralement de cette
graphie au XVe et XVIe siècle à Laizier au XVIIe, avec
toutes sortes d'aberrations durant la période.
Les registres sont aussi lacunaires pour la période qui
nous intéresse, tant pour le mariage du couple Pépin-Lesier
vers 1570, que pour les naissances présumées des deux
premiers enfants. Le registre des baptêmes ne reprend qu'en
1574.
Le 7 octobre 1571, Renaud Pépin passe devant les notaires Trouvé à Paris pour acheter une maison d'une travée, cellier, étable à vache et à porc, sise sur la Rue du Millieu à Montreuil. Renaud passe à cette date un Bail à rente de maison [ANF Et/XIX/246] avec Gilles du Vaux et consorts. La maison semble donc petite, car la valeur total selon le rachat des rentes qui y sont rattachées s'élève à 180 £. A moins que les du Vaux étaient déjà endetté envers Renaud Pépin. Un détail cependant est particulièrement intéressant. Une des terre appartenant à Renaud Pépin de son propre est cité dans le document en garantie du bail. Or, la description de cette pièce, ceinturée de la route de St-Denis, de la mare de Saint-Victor, et des terres de la ferme St-Victor, est pratiquement identique à la pièce déclarée en viagé par Jacques Pépin laboureur en 1540.
La première mention du couple dans les registres paroissiaux n'apparaît qu'en ; probablement décédée jeune., à la naissance de leur fils Nicolas.
Renaud Pépin ne vit pas très vieux. Le 26 mars 1584, est enterré Regnaud Pépin, époux de Thierrie Lesier:

Item Le
Lundy vingt sixiesme jour de
mars
aud[it
lieu] an Mil Cinq
Centz octante troys [ancien
style]
avant
pasques et suivant Ledict
moderne Mil
Cinq centz octequattre
fut
mis en terre
Regnault pepin &
ya visitations et convoy de six pbres
[prêtres]
Avecques vigilles Landes / Commandaces
et messe saiche Et Le Mardy dixiesme
Jour dapvril ensSt [ensuivant]
furent
faictz et acomplis
Les deux services co[n]tenuz
dedans le testam[en]t
dud[it]
deffunt Et
fault faire quitance so[mm]e
toute pour le tout ensemble par les mains
de
Thierrie Lesier femme
dud[it]
deffunt
et executeur dud[it]
testament
diceluy et
par les mains de pierre poteron
magri[strum,
(greffier)]
pour la so[mm]e
de deux escus soleil [2
Louys] Cinq
solz tournois.
VI V s
t [sols
tournois]
Il est malheureux que les
registres de mariages cessent en 1584 pour ne reprendre
qu'en 1601, car on devrais y trouver assez tôt le mariage
en secondes noces de Thierrie Lesier avec
Philippe
Fremy vers
1585, union mentionnée lors du délaissement de 1612 qui
suit. Ce Philippe Fremy pour sa part semble être le veuf de
Jeanne de Vitry, couple qui a fait baptiser trois enfants
entre 1575 et 1580.
Thierrie
Lesier choisie comme marraine de Claire Lesier, la fille de
son neveu présumé Jean Lesier m Jacquette de Vitry,
le 5 juillet
1585.
Le
25 avril
1586,
Thierrie Lesier est agit à nouveau nommée marraine, au
baptême de Marthe Preaux, fille de Roger Preaux et de
Jeanne Lardin. Elle ne semble pas parente proche.
Le couple
Philippe Fremy & Thierrie Laizier donne naissance à au
moins un enfant le 9 mars
1587, qu'ils
feront baptiser Marguerite Fremy le 3 avril suivant.
En
1589,
Thierrie Laisier rachète la deuxième partie de la maison
Rue du Millieu, selon le Titre du 19 février 1608 (voir
cette date).
Le
12 juillet
1603,
Thierrie Laisier rédige son testament devant le messire
Pierre Guérin, selon le Délaissement de 1612 ci-dessous. Cet acte
n'as pas encore été trouvé.
Thierrie dit
Querrii Laizier , veuve de Renaud Pépin, est citée lors
d'un
Titre nouvel
du
15 février
1608 [AD93 Et/CXXXI/7] C'est un
titre de 8 livres de rente, passé par Jacques Pépin à
ladite Laisier sa mère, pour une Maison d'hotel couverte
de tuiles cour et jardin située Rue du Millieu.
Pierre
Souhaitté genre de Thierrie est témoin
et signe. On semble indiquer que la maison et terre
donne sur celles de Laurent Beausse et Gilles
Héricourt. Cette rente a été constituée par Renaud
Pépin de Gille du Vaux, le 7 octobre
1571 passé devant Trouvé notaire
au parlement de Paris avec Gilles du Vaux. C'est
maintenant Jean Savart laboureur et Henri Bénard qui
détiennent le titre. A la suite, sur l'endos de
l'intitulé du document, on trouve un Transport
à
Pierre
Souhaitté héritier de feu Quirin
Laizier à cause de Denise Pépin sa femme, par Jacques
Pépin son beau-frère, daté du 26 octobre
1619.
Ici, Pierre Souhaitté prend possession de la moitié de
la maison, ainsi que la moitié de la rente qui y est
rattachée.
Pendant le
relevé
Terrier du fief des religieuses de
l'Abbaye St-Antoine à Montreuil, le 6 juin
1608,
c'est Jacques Pépin qui déclare pour sa mère. Il déclare
trois pièces, dont la première «au lieu de Thierry
Laisier sa mère» . Les deux autres
appartiennent peut-être à Thierrie, mais comme le texte
est ambibuë, c'est impossible de l'affirmer. Les trois
pièces sont situé au lieu-dit Le Luat près de La
Pissotte, et la première est constituée de 20 perches de
terre. Les deux autres à Jacques Pépin sont d'un demi
quartier (12,5perches) et 30 perches, aussi de terre. Le
terme de terre ici est utilisé par opposition à vignes,
jardins ou pré.
Le
22 novembre
1608 Querrii
(Thierrie) Laisier
réduit substantiellement la rente rente de la "maison ce
consistent en corps Hotel couvert de tuiles court et
jardin" à son gendre Jacques Pépin, lors d'un
Titre nouvel de rente
[AD93
Et/CXXXI.8]. La rente est maintenant de 50 sols de
rente, et toujours dûs à Querrii Laizier, sa mère "veuve
en secondes noces de Philippe Frémy". Cet acte est
modifié le 26
octobre
1609,
par Pierre
Souhaitté qui est maintenant
propriétaire de la maison avec Jacques.
Les
régistres de Montreuil sont lacunaire pour les décès de
1600 à 1624, nous privant donc de l'acte de décès de
Thierrie dite Querrii. Mais on sait par ce qui suit qu'elle
décède le 24 mai
1609 à
Montreuil.
Ce
Délaissement
passé par
Pierre
Souhaitté et Jacques Pépin le
19 mai
1612 [AD93 Et/CXXXI/14] au
notariat de Montreuil, est une mine de renseignement.
Selon ses dernières volontés, Thierrie Lesier désire
faire dire perpétuellement une messe basse à
l'anniversaire de décès. Les héritiers constituent donc
une rente annuelle de 15 sols tournois envers les
marguilliers de l'église Saint Pierre et Saint Paul pour
défrayer les frais. On indique d'abord la date du décès
de Querrie Laizier, soit le 24 mai
1609. On
indique aussi que Thierrie a passé son
testament
le
12 juillet
1603 devant le Pierre Guérin
clerc greffier, document que nous n'avons pas encore
trouvé. On y trouve également de beaux spécimens des
signatures de Pierre Souhaité et Jacques Pépin
(ci-contre), ainsi que celle du greffier qui aurait
passé le testament, Pierre Guérin. La rente est rattaché
à une pièce de 10 perches de vignes au lieu-dit La
Beaune. Une
Copie de
cette rente est d'ailleurs conservée parmi les documents
de la Fabrique de l'église St-Pierre St-Paul de
Montreuil [AN S/3573]. Seul le notaire Mallot signe
cette copie comme la première. Son texte est rédigée par
une autre main, sûrement un aide du notaire. Par contre,
on retrouve annoté au bas de cette version l'annotation
suivante: Copie a été baillée à
Vincennes et de Pierre Nourry à cause de Claude Pépin sa
femme héritière de feu Jacques Pépin son père le 23e
février l'an 1651.
Les
petits-enfants de Thierrie Laizier perpétuent encore cette
rente le 18 avril
1654 envers
la fabrique. Pierre Nourry à cause de Claudia Pepin (fille
Jacques), Antoinette Souhaitté veuve Mathieu Merger, Agnès
Charton veuve Eustache Souhaitté, héritiers de feu Thierry
Laizier reconnaissent alors la Rente [Série S/3575]. Il est
curieux que Eustache et Marie Hordoville ne sont pas ici
mentionnés, étant pourtant vivant et d'âge majeur.
Ce deuxième mariage de Thierrie Lesier avec Philippe Fremy
confirme que Thierrie et Querie est la même personne. Cette
famille a donc laissé la progéniture suivante.
Les enfants
connus de Renaud Pépin et de Thierry Lesier:
1.
Jacques Pépin o prob. entre
nov. 1570 et avril 1574 [Rg lacunaires]; m avant 1600
Jacqueline Masson.
2.
Denise Pépin
o prob.
entre nov. 1570 et avril 1574 [Rg lacunaires] ; m avant
1596 Pierre
Souhaitté.
3.
Nicolas Pépin o (illisible) b
29 janvier 1576 Montreuil (Pn Nicolas Savart et Florent de
la Haye, Mn Guillemette Beausse); probablement décédé
jeune.
4.
Nicole Pépin o n 6 b 18 mai
1580 Montreuil (Pn Nicolas Lesier, Mn Nicole Molet et
Denise Lesier); probablement décédée jeune.
Enfants du
deuxième lit de Thierrie Laizier avec Philippe
Frémy:
1.
Marguerite Frémy o 9 mars b 3
avril 1587 Montreuil (Pn Claude Lesur(?), Mn Claude Mere(?)
et Catherine Larron); probablement décédée
jeune.