Texte

Claire ROUSSELOT

Femme de René ancelin, Aïeule des Michaud

 

Comme le mariage de René Ancelin et Claire Rousselot est non filiatif, il faut chercher ailleurs pour découvrir son ascendance. Nous devons remercier le PRÉFEN pour nous fournir ici la bonne piste. Dans l’étude complémentaire qui accompagne la fiche de René Ancelin, les auteurs donne la liste des enfants du lit Ancelin-Rousselot:



[PRÉFEN / Beaussy, Isabelle / AD Vendée, René Ancelin (Asselin) et sa famille, Notices complémentaires, Programme de recherche sur l'émigration des Français en Nouvelle-France, Alençon, mars 2005 (téléchargé 2.1.2011), 8 pages, fichier: 11425ra.pdf]


On y apprend donc que feue Claire a une soeur, Nicole Rousselot, présente au contrat de mariage de son fils Fortin Ancelin en 1674, mariée à Pierre Testault.


Un examen des mariages catholiques de La Rochelle a permis trouver le mariage de Nicole Rousselot avec Pierre Testault, qui lui donne les parents des soeurs Rousselot:




La Famille Rousselot

La famille de Nicolas Rousselot avec Janine Lânier laisse très peu de traces. D’abord, le couple qui semble provenir de famille catholiques de La Rochelle, imite sans doute les autres et quitte la ville dominée par les protestants. Le mouvement des troupes royales en campagne et le siège de la ville n’épargne pas les habitants de la région, pas plus que notre couple. Il faudra attendre un dépouillement exhaustif des registre protestants pour exclure une possible conversion.


Le couple semble n’avoir que deux enfants nés vers 1619 et 1621, puis Jeanne Lanier  semble précéder son mari dans la tombe. Il est possible que Nicolas épouse en secondes noces avant 1623 Pentecôte Brunel et s’installe à Nuaillé-d’Aunis. Mais ce dernier couple est probablement antérieur au nôtre, comme les registres de Nuaillé ne sont conservés qu’à partir de cette date. Nuaillé et Angliers sont le foyer quelques familles Rousselot, mais il est impossible pour le moment de faire de rapprochements entre ceux de Nuaillé et de La Rochelle où ils sont établis sont depuis au moins 1594 (Rg Laleu).


La famille Lânier

Il n’y a qu’une seule famille Lanier active à La Rochelle entre 1595 et 1609, date estimé du mariage du présumé aîné de la famille André Lanier avec Renée Girard. On recense huit baptême entre 1595 et 1612. La famille habite la paroisse St-Nicolas, mais ce lieu de culte est aux mains des protestants à cette époque. Le couple fait d’abord baptiser les deux premiers enfants connus à Laleu hors les murs, puis dans la paroisse Sainte Marguerite quand l’église est restitué aux catholiques vers 1599.


Le couple aurait eût trois enfants avant la naissance de Jeanne en 1595. Cela reste au conditionnel, car nous estimons que le coulpe a eut deux filles prénommées Jeanne. En forçant la chronologie, on peut quand même entretenir la possibilité que la même Jeanne prennent mari (Pierre Pera) à 16 ans en 1611, un deuxième à 24 ans (Charles de Chartres) puis Nicolas Rousselot vers 1621 à 26 ans. Pour ce faire, Nicole Rousselot doit épouser son mari à 14 ans. Comme une première Jeanne Lanier apparaît comme marraine dès 1603, nous pensons qu’ils s’agit d’une soeur aîné qui aurait alors environ 13 ans, plutôt que les 8 ans de la deuxième, qui semble improbable avant sa confirmation. Outre que cette première Jeanne (m1 Pera m2 de Chartres), il y aurait aussi André déjà cité, et Louise qui épouse le marchand Jean Marchay en 1620 et nommée marraine le mois suivant au baptême de Pierre Pera fils.


Jean Lânier est maître boulanger à La Rochelle. Pour un certain temps, il est nommé «Maître des maître boulangers». Il sera suivi dans ces fonction par deux autres ancêtres de Canadiens dont Jean GITON (à venir) et Nicolas PAIN. Ce corps de métier semble résister particulièrement à la Réforme.


Jean Lânier et sa femme Cateline Barail dit Barau est souvent sollicités chez leurs coreligionnaires, et apparaissent souvent comme parrain et marraine dans les registres de La Rochelle jusqu’en 1609 (re-sondé, à poursuivre). Jean Lânier ne signe pas, mais sa femme nous laisse de nombreux exemplaire de son nom, de sa main. On peut déjà voir l’évolution de son patronyme, que les scribes traduisent aussitôt à Barreau ou Barau, version à laquelle elle se résignent finalement avec l’âge.

 

© Denis J. Savard, 2010

v1.1.2 26 janvier 2011 22:40 HE

13.11.1599 Mn de Michel Brousset

17.7.1601 Mn de Louis Bronard(?)

26.10.1602 Mn de Catherine Quard

22.5.1605 Mn de Pierre Breton

1.4.1606 Mn de Françoise Jarry

29.4.1607 Mn de Catherine Fleury

5.7.1609 Mn de Pierre Giton

22.12.1609 Mn de Jean Chappes

20.11.1613 MN de Catherine Chappes

Des origines Ibérique chez Cateline Barau?

Lorsque j’ai fait faire la séquence complète de mon ADN mitocondrial, j’ai eu l’heureuse surprise de trouver deux cousins dont la signature est identique. Le premier cas fut rapidement résolut. Le cousin avéré, Troy Ireland, un Américain de la Nouvelle-Angleterre, ne connaissait initialement que sa grand-mère Smart, mais après vérification avec sa famille, cette dernière se trouve en fait une Vaillancourt originaire du Maine. On pouvait donc dès lors prédire la suite. En corroborant quelques autres données fournis par les intéressés, avec les bases de données généalogiques en ligne, en quelque minutes cette lignée a rejoint notre aïeule commune, Marie Élisabeth MICHAUD née en 1685 à L’Islet, soit la ville de l’immigrante.


Le deuxième cas cause plus de problèmes. Marcel Barbier, malgré le patronyme belge, descend surtout d’ancêtres du Guatemala. La situation politique au Guatemala ne permet pas de pousser davantage sa lignée maternelle. Rien ne nous permet de croire, pour l’instant, quelconque origine française à cette lignée aux noms hispanophones, établis en Amérique Centrale depuis plus d’un siècle, et et sûrement depuis quelques autres. Nous devons donc présumer que sont ancêtre a immigré directement d’Espagne. Le frère de Marcel, Oscar, a déposé la Généalogie de leur famille sur Généanet.


Ceci nous ramène donc au cas de Cateline Barau. Voyons d’abord son prénom. Invariablement dans les registres de la paroisse Sainte-Marguerite de La Rochelle, les clercs la nomment Catherine. À ce niveau, l’intéressée persiste et signe clairement : Cateline. Ce prénom bien entendu synonyme de Catherine, mais semble hors d’usage dès le français moyen (d’oïl). On le retrouve cependant chez les Bretons, comme dans ce ce vieux dicton : Entre la Cateline et Noué (Noël) tout bois est bon à planter ». Mais son prénom semble plutôt une déformation de Catalina, commun en langue d’oc, en catalan et en basque. Mais cela reste dans le domaine de la spéculation.


Ce qui est plus intriguant, c’est ce patronyme. Bien qu’il soit encore courant à l’époque que les femmes féminisent leurs patronymes comme sobriquet, le cas de Catheline Barau qui passe de BARAILE/BARAILLE à BRELELE puis à BARAU laisse perplexe. Se cache-t-il là des preuves plus tangibles d’une origine ibérique. J’invite les interprétations.

http://www.genealogie.org/famille/asselin/ancestre/dossier%20des%20anciens/Rene%20Ancelin/index.html
rousselot6.html
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